lundi 19 août 2002



Et surtout, bonne reprise à tous !

Je constate que :

- de retour de vacances, je suis toujours aussi méchante
- PaCa passe de moins en moins de temps à cravailler au bureau, harassé qu'il est par la tâche (alimenter son nouveau site http://membres.lycos.fr/pacakohler/ et répondre à ses nombreux fans, dont certains menacent de le poursuivre dans la rue).

Jamais sans Kiki


Un truc m'a vraiment frappé durant ces vacances à la montagne : la quantité de gentilles familles françaises qui partent en vacances avec leur chien. Bien sûr, je ne leur reproche pas de ne pas l'avoir abandonné au bord de l'autoroute, mais la recrudescence de Kikis en tout genre me pose des questions.

Et si les possesseurs de chien (ou de présumés chiens dans certains cas critiques de bassets hirsutes) choisissaient de partir à la montagne justement pour plaire à Kiki ? Car Kiki aime bien la mer, mais quelques fois, il n'est pas le bienvenu sur la plage où il ne peut pas courir à sa guise sur les grandes étendues de sable. Alors qu'à la montagne, Kiki s'épanouit : il court sur les chemins, court dans les herbes hautes, court dans les torrents, plonge dans les lacs glacés et rencontre pleins d'autres Kikis tout aussi épanouis. Quel bonheur ! Mon Homme est allé jusqu'à s'imaginer la famille feuilletant le catalogue "Montagne" de Pierre-et-Vacances devant Kiki afin que sa patte s'arrête sur la résidence de son choix…

Reste que pour un retriever ou un labrador, la rando, c'est un vrai bonheur, mais les chemins regorgent de teckels, yorkshires et autres bichons maltais qui affichent 12 cm au garrot. La palme de l'athlétisme revient à Kiki le York, aperçu sur un difficile chemin à 2 500 mètres et qui du haut de ses 2 cm de pattes dans la caillasse avait déjà larguée la famille (boudinée dans des shorts, mais passons).

Le clou de mes rencontres canines eut lieu un peu plus bas sur le même chemin. Alors que retentit le cri caractéristique de la marmotte à quelques dizaines de mètres du sentier, dans des rochers, déboule dans les herbages et à toute vitesse… un pitbull bien décidé à se taper la marmotte (hum, une bonne marmotte-melba). Heureusement, son "maître" (je mets des guillemets qui sous entendent l'immense trouduquitude du personnage) a réussi à le rappeler, mais on n'a pas eu de nouvelles de la marmotte qui a peut-être succombé à une crise cardiaque (elle voit pas ça tous les jours).

Quel apogée de notre civilisation ! Envoyons les molossoïdes qui polluent nos banlieues attaquer les marmottes dans les cols de montagne. Déjà qu'on leur envoie notre belle jeunesse épanouie qui organise des Technivals ET QUI RAMASSE PAS SES PAPIERS SALES EN PARTANT. Je vais aller leur saloper leur salon pendant 3 jours en mettant de la musique très fort et quand ils appelleront les flics je dirais "Pays de cons, on n'est pas libre, c'est trop injuste".

Tout fout le camp (surtout le soleil)

Je ne me lamenterai pas sur mon sort, sur mes quelques jours de vacances météorologiquement incorrects alors que des millions de gens croupissent dans de l'eau maronnasses suite aux inondations en Europe centrale. Surtout que ces derniers jours m'ont tout de même permis d'obtenir un fort élégant bronzage "Tour de France" avec la marque du maillot et des chaussettes (et des lunettes sur le haut du nez).

Mais tout de même, on peut commencer à penser qu'il y a un truc qui merde au niveau du climat. Il a y deux ans et demi, c'était la tempête du siècle (pleuvait des tuiles chez ma mère), aujourd'hui on nous parle d'inondations sans précédent, de sécheresse dans d'autres régions, de neige en plein mois d'août, de climat détraqué.... Et France 2 continue à privilégier au "20 heures" des sujets aussi fondamentaux que les campistes qui s'ennuient dans le Tarn-et-Garonne parce qu'il fait pas beau (alors que même quand il fait beau, il n'y a rien à faire dans le Tarn-et-Garonne). Personne ne s'interroge sur l'origine de ce temps exécrable (qui conduit, c'est vrai, de malheureux campistes à visiter des Écomusées).

Les causes ? Tout le monde s'en tape. Parce qu'il n'y a pas de certitude. Alors, on ne peut pas parler de ce dont on est pas certain. pour pas effrayer les gens.

Je rappelle qu'il n'existe aucune (mais alors aucune) certitude concernant l'existence de Dieu, alors qu'on nous en parle tout le temps. Ces mêmes journalistes de France 2 nous bassinent depuis des mois avec les voyages du Pape, les béatifications, les JMJ...

Quelqu'un a-t-il intérêt à ce qu'on crève tous à cause du climat ? (glaciation ou fonte des glaciers au choix). Françoise Laborde (qui ne sait pas lire) est-elle complice ? Je m'interroge.


Montagne magique ou "on se gèle les miches"

En arrivant à Val Thorens le premier août, sous la pluie et par un froid de canard, j'ai immédiatement pensé au roman de Thomas Mann "La Montagne magique" (que j'ai lu il y a deux ans sur une plage ajaccienne par 40 degrés, voila pourquoi depuis j'ai décidé de mettre en corrélation mes lectures et mon environnement direct). Quand Hans Castorp arrive à Davos, fin août, pour visiter son cousin qui séjourne au Sana, il est surpris par la neige et le froid. Et bien moins aussi j'ai connu la neige en août et même début août à 2500 mètres. Je vous promets que c'est étonnant, certes vivifiant mais frustrant quand on ne voit même pas la montagne dans le brouillard. J'ai vraiment regretté d'avoir oublié mes gants, alors que dans le roman de Mann, les pensionnaires disposent de couvertures en poils de chameau (devenues rares dans nos contrées). Bref, ces vacances avaient un air de "Montagne magique", le bacille de Koch et les pneumothorax en moins.

La froideur a, si je puis dire, culminé à 4 degrés un dimanche après-midi où nous sommes revenus en courant de notre visite bi-quotidienne chez Sherpa. Mais les vacances furent bonnes quand même. Merci à l'inventeur de la salle de sport où tu peux courir sur un tapis roulant plutôt que te geler le cul sur des chemins où tu vois rien. PAS merci aux inventeurs du Beaufort, saucisson du noix, chardons à la liqueur, fondue savoyarde, tarte au sucre, brioche de Saint-Genix…….Forcément quand il fait pas beau on s'ennuie un peu, alors on mange (et on boit).

Tiens, au fait j'ai 29 ans (et puis ?). J'entame donc ma trentième année (comme disent les taties pour te taquiner quand tu souffles tes bougies).



mercredi 31 juillet 2002

Fin de l'entracte

Me voilà de nouveau sur le départ (mon pull, OK : chaussures de marche, OK ; Kway, OK ; shampooing conditionneur 2 en 1 spécial volumateur, OK ; pot de moutarde (valeur 4,50 euros chez Sherpa), OK...).

Je vais profiter de l'air pur de la montagne (tu parles, y'a toujours des abrutis pour faire du 4x4 qui pue sur les sentiers) pendant 2 semaines.
Et quand je serai de retour, j'aurais 29 ans (bouh).

Belles-mères coupables

Les amateurs de bonnes blagues sur les Belles-mères se réjouissent : en voilà une bien drôle. Le coureur cycliste dont la femme a été arrêtée et emprisonnée pour possession de produits dopants a trouvé un système de défense imparable. Les produits saisis sont en fait des médocs pour sa Belledoch, qui les attend impatiemment en Lituanie. Sachant que cette brave femme s'envoie simultanément
- des anabolisants
- des corticoïdes
- de l'EPO (Erythropoïétine)
- des hormones de croissances
- de la testostérone

il est probable qu'elle ressemble physiquement à Hulk (ou alors les Lituaniens nous prennent pour des cons)