lundi 17 novembre 2003

En direct de Mufflin…
envoyez l' bouzin

Il y a quelques temps, je me faisais la remarque : " tiens, je ne regarde presque plus d'émissions de reportages… ". Ben oui. Mais maintenant, je sais pourquoi. Parce qu'à chaque fois que j'en regarde, je suis consternée. Par les individus dont il est question, mais surtout par le fait qu'un journaliste ait choisi de traiter pareil sujet dans le cadre d'une émission d'information.

Prenons ce que j'ai vu hier en faisant de la couture (putain d'étiquettes à découdre sur les fringues neufs) devant 7 à 8. Un grand moment. Je résume (et je précise qu'il s'agit d'une famille bien française et pas de peuplades papous).
Il y a une vingtaine d'année, un type, non, je rectifie tout de suite pour planter le décor, un type du Pas-de-Calais, épouse une brave dame qui a eu une fille d'un premier mariage. Ensemble, ils ont 4 enfants. Tout va bien.
Jusqu'au jour où la fille du premier mariage tombe enceinte. Elle a 17 ans et raconte que le père est un militaire en mission à l'étranger, ce qui est normal dans le Pas-de-Calais. Ca se gâte (même pour le Pas-de-Calais), quand on découvre que le père du gosse est en fait le beau-père (le mari de la maman) et que la fille est consentante et même qu'ils ont une histoire sérieuse ensemble.
Du jour au lendemain, la mère fait chambre à part et sa fille prend sa place dans le lit conjugal. Et pour poursuivre dans le bon goût, ils vivent comme ça quelques temps sous le même toit. " J'allais pas mettre ma mère dehors " dit la fille. Effectivement, on a sa moralité.
Ce nouveau couple, quasi-incestueux, a 5 enfants ensemble, ce qui fait qu'avec ses demi-frères et sœurs, la jeune femme élève 9 gosses (Pas-de-Calais, normal). Des gosses à qui il a certainement fallut expliquer tout ça. Voilà, voilà.
Problème : la justice leur fait des histoires pour se marier, trouvant que ça un peu immoral. Mais dans ce reportage, on a l'air de vouloir les plaindre, eux qui sont presque une famille comme les autres. C'est après tout un bon père et une mère aimante qui a élevé ses frangins " comme ses propres enfants… "
Le pompon, c'est que la mère-ex-femme, vient bouffer tous les dimanches (grosse ambiance autour du gigot) pour voir ses enfants et ses petits enfants (qui sont demi-frères et sœurs). Le mari précise que c'est pour faire plaisir à sa femme et ses gosses, parce que si c'était que lui il aurait mis fin " un couple, ça doit avoir son intimité ". Il a des principes, bordel !
Mes conclusions devant ce reportage hallucinant :
1. Ils ont pas entendu parler de contraception dans le Pas-de-Calais ?
2. A quand un sujet sur la malheureuse femme à barbe zoophilie qui s'est vu refuser son agrément par la DASS pour adopter ?

Toujours pour illustrer mon manque d'intérêt pour les reportages, précédemment, j'avais vu " Envoyé spécial " (ce fut la seule fois cette année…) sur le clonage. On y montrait, entre autres monstruosités, une gentille famille du Middle-West (Pas-de-Calais amerloque) au téléphone avec un apprenti clôneur à propos de leurs projets de reproduction. La dame dépassait les 50 balais et n'envisageait pas, raisonnablement, d'ovuler, de gestationner et d'accoucher elle-même. A la place, on lui proposait… un orang-outang ! Oui. Faire porter leur enfant par un grand singe.
D'abord parce que l'enveloppe ovulaire avec laquelle est constitué l'œuf cloné est prélevée sur un primate. Donc, en vue d'assurer une réimplantation fructueuse dans l'utérus porteur, mieux vaut un utérus de singe.
Ensuite, et c'est pratiquement formulé ainsi, l'orang-outang est gratuit (enfin il prend pas sa com) contrairement à la mexicaine (ou l'afro-américaine), qui est vénale et qui peut faire un procès pour garder le gosse.
Enfin, d'un point de vue expérimental, l'orang-outang a peu de chance de gueuler parce qu'on fait n'importe quoi avec ses entrailles…
Frappés par la raison (! ! !), nos deux bouseux semblaient pour le moins circonspects, pensant aux échanges de sang entre le bébé et le singe. Risque fort de se retrouver avec King Kong à l'arrivée.

Mes conclusions :
1. D'un point de vue psychologique, comment traiter avec l'enfant-clone la question de sa naissance : " les petites filles naissent dans une rose, les petits garçons dans un chou, et les petits clones dans un orang-outang. "
2. A quand un sujet sur le désir d'enfant de ce fermier qui épousa sa vache stérile et qui demanda à son ex-femme de porter le fœtus ?

On est vraiment limite de me plus différencier les émissions d'actu de " 7 jours à Groland ". J'attends un vrai reportage sur le port obligatoire du string et des seins nus au Collège Desireless, à Mufflin ou ailleurs…

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jeudi 13 novembre 2003

Se faire du bien sans se faire mal

Ah le sport, quelle activité formidable ! Le sport, c'est une exigence de rigueur, c'est aller au bout de soit même, repousser ses limites, connaître les bienfaits d'une souffrance physique volontairement infligée.
Ben moi, la souffrance auto-infligé, ça me fait pas rêver. Je ne suis plus allergique au sport depuis que je trouve un réel bien-être à nager, c'est à dire me dépenser selon mes capacités en me vidant l'esprit (reprise samedi avec Monsieur P.). Mais qu'on ne me fasse pas le coup de la souffrance qui fait du bien et des limites dépassées, machin chouette… En tout cas, c'est pas comme ça qu'on va me donner envie de faire du sport.
Des souffrances, on peut s'en infliger tous les jours. C'est une question de volonté. Abdo-fessiers ou scarifications, au choix.
Il y a quelques années, j'ai moi-même pratiqué de manière assez intensive l'anorexie et la boulimie, deux disciplines qui exigent une grande rigueur, permettent d'aller au bout de soi-même, de repousser ses limites et de connaître les bienfaits ( ?) d'une souffrance physique volontairement infligée.
De la sous-nutrition volontaire à la surconsommation alimentaire organisée, accompagnée ou non de vomissements provoqués, je connais des tas de moyens de me faire souffrir, dont j'ai pu alors penser qu'ils me faisaient du bien.
Je suis de mauvaise foi ? Je sais.

vendredi 7 novembre 2003

Trop la honte !

Sous prétexte que je suis une des seules d'jeun's de mon cravail (c'est très relatif, c'est juste qu'ils ont tous 50 balais), je soupçonne mes collègues de vouloir me faire Catherinette en même temps qu'une vraie fille de 25 ans qui ne s'est pas encore laisser épouser. Or, c'est comme anorexique : à 30 ans c'est ridicule.
Je sens qu'ici je vais garder ce statut de junior pendant encore quelques années : le temps qu'ils aient tous pris leur retraite. Tous les qualificatifs gentils qui me sont attribués se réfèrent à un bébé ou au mieux une fillette. Je suis " leur puce ", je suis " Emilie Jolie ", je suis " la petite "…Putain, j'ai 30 ans !

J'ose plus aller sur le site France Info...

... à chaque nouvelle connexion aujourd'hui, y'a un mort américian de plus en Irak.

C'est toujours ça...

Comment se remettre d'une semaine de merde ou rien ne marche comme on veut ? Un bon week-end prolongé dans la Haute-Saône (Vesoul et environ, je précise pour PaCa). Au moins un jour férié que Raffarin n'aura pas...

jeudi 6 novembre 2003

A ceux qui m'ont un jour trouvée désagréable…

Je tiens à votre disposition les coordonnées d'un commercial d'agence de com avec qui j'ai passé la journée et qui, lui, peut vraiment témoigner que je suis une fille désagréable, quand je veux. J'avoue m'être surprise moi-même. Comment peut-il y avoir tant de fiel dans ma si petite personne ?

lundi 3 novembre 2003

Niche marketing

Il y a quelques semaines, mon ami le Pape (qui ces derniers temps fait une super promotion pour l'euthanasie) a béatifié Mère Teresa. Voilà une femme sainte en effet. Elle a dévoué sa vie entière aux pauvres de Calcutta, les lépreux, les milliers de malades meurtris dans leur chair, rebus de la misère absolue. Elle a mené avec eux une vie de pauvreté dans la crasse et l'odeur de la mort.
Elle fut récompensée en 1979 d'un Prix Nobel de la Paix (comme Kissinger, c'est une référence…) qu'elle salua dans un discours plein de foi (normal, en même temps), n'omettant pas de préciser que " the greatest destroyer of peace is abortion " (grosso modo : " le plus grand ennemi de la paix est l'avortement ").

Ben moi je dis : normal. La surnatalité, les enfants abandonnés dans le caniveau, cette multitude non désirée née de mère lépreuse de 13 ans, après tout c'était son fond de commerce. Le droit des femmes à disposer de leur corps aurait porté un grave coup au marché indien du miséreux et du lépreux. C'était un coup à casser le marché.

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