Ado FM
Le Club Pimkie, dont je fais partie à cause que j’y ai fait des achats de grande classe (blouson rose, mini-sac à main, polo brésilien…), m’écrit pour me proposer des supers avantages « exprès pour toi » (car le Club Pimkie me tutoie). Exprès pour moi… Le Club Pimkie me propose, ou plutôt me menace d’un cadeau trop d’la balle : le nouveau CD de David Charvet. J’en déduis donc que quand je serai au Club Damart, on me proposera le nouveau CD de Franck Mickael. Mouais… j’chui pas pressée.
Après tout, c’est vrai que je régresse vers mes 17 balais en ce moment.
Assumons :
Kevin,
J’te kiffe grave, té tro mortel.
Jennifer
(on se voit au concert de Kyo mercredi ?)
jeudi 9 décembre 2004
mercredi 8 décembre 2004
L'orage
Georges Brassens
Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps
Le beau temps me dégoute et m'fait grincer les dents
Le bel azur me met en rage
Car le plus grand amour qui m'fut donné sur terr'
Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter
Il me tomba d'un ciel d'orage
Par un soir de novembre, à cheval sur les toits
Un vrai tonnerr' de Brest, avec des cris d'putois
Allumait ses feux d'artifice
Bondissant de sa couche en costume de nuit
Ma voisine affolée vint cogner à mon huis
En réclamant mes bons offices
" Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par pitié
Mon époux vient d'partir faire son dur métier
Pauvre malheureux mercenaire
Contraint d'coucher dehors quand il fait mauvais temps
Pour la bonne raison qu'il est représentant
D'un' maison de paratonnerres "
En bénissant le nom de Benjamin Franklin
Je l'ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins
Et puis l'amour a fait le reste
Toi qui sèmes des paratonnerr's à foison
Que n'en as-tu planté sur ta propre maison
Erreur on ne peut plus funeste
Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs
La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur
Et recouvré tout son courage
Rentra dans ses foyers fair' sécher son mari
En m'donnant rendez-vous les jours d'intempérie
Rendez-vous au prochain orage
A partir de ce jour j'n'ai plus baissé les yeux
J'ai consacré mon temps à contempler les cieux
A regarder passer les nues
A guetter les stratus, à lorgner les nimbus
A faire les yeux doux aux moindres cumulus
Mais elle n'est pas revenue
Son bonhomm' de mari avait tant fait d'affair's
Tant vendu ce soir-là de petits bouts de fer
Qu'il était dev'nu millionnaire
Et l'avait emmenée vers des cieux toujours bleus
Des pays imbécil's où jamais il ne pleut
Où l'on ne sait rien du tonnerre
Dieu fass' que ma complainte aille, tambour battant
Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps
Auxquels on a t'nu tête ensemble
Lui conter qu'un certain coup de foudre assassin
Dans le mill' de mon cœur a laissé le dessin
D'un' petit' fleur qui lui ressemble
Publié par MD à mercredi, décembre 08, 2004 |
lundi 6 décembre 2004
Le jour où vous avez 75 euros à claquer
Vous prenez...
1. chez le boucher, où vous faîtes chuter lourdement la moyenne d’âge jusque là de 80 ans : un poulet fermier Marie Hot que vous faites découper en morceau pendant que le boucher vous entretient de la météo.
2. chez Nicolas, après avoir fait les 4 boutiques du quartier, toutes en rupture de stock et dont les gérants doutent de votre pouvoir d’achat rapport à votre look « baba emmitouflée » : une (minuscule) bouteille de Château Chalon, vin jaune du Jura, vendu au prix de l’or en barre.
3. sur le marché de Florac (Lozère, oui je sais ça fait loin), avec vos 25 pots de confiotes (à la moralité douteuse) : une quinzaine de morilles séchées, vendues au prix du carat chez De Beers.
4. dans un séminaire en province, alors que 10 minutes avant le dîner vous pleurnichez comme une gourdasse sur la nullité du genre masculin : un jeune, viril et déjanté directeur, pas insensible à vos charmes et prêt à vous visitez depuis ses contrées lointaines.
Vous procédez comme suit...
Vous faites cuire le premier dans un fond du deuxième (avec de la crème et du bouillon aussi), vous y ajouter les troisièmes cuisinées au beurre et à l’échalote et vous servez au quatrième en finissant le deuxième. C’est top. Je ne garantie pas le résultat en cas d’inversement d’un des éléments (exemple : faire cuire le 4 et boire le 2 en compagnie du 1)
Vous pouvez compléter par un clafoutis à la mangue (la plus chère du monde) en remplaçant la crème par du lait de coco (j’ai un copyright). Et une poire de chez Etienne Brana pour faire couler (vous dépassez alors les 75 euros et vous avez par là même explosé votre budget festivité pour le mois).
Vous savourez l’ensemble et vous commencez la semaine de fort bonne humeur.
En plus y’a des restes et j’ai aussi acheté des moules pour faire marinières. Demain, je vous raconterai donc qu’il faut les faire cuire dans le Muscadet et pas dormir avec (car pour ça vous avez un directeur consentant).
Publié par MD à lundi, décembre 06, 2004 |
vendredi 3 décembre 2004
Indispensables cadeaux de Noël
Un bonheur toujours renouvellé, comme Mon Chéri cerise
31ème Noël avec Maman. Qu’est ce qu’on va s’offrir ? Pas d’idées, démotivées, pas du tout touchée par la grâce de l’esprit de Noël. Un seul objectif : se gaver de dinde (avec de la purée de patates douces, cette année, et j’ai d’autres idées encore secrètes) et descendre quelques bonnes bouteilles stockées avant qu’elles pourrissent (che cherait trop bête).
Du coup, on tourne en rond dans les rayons du BHV. De toute façon, on tourne en rond au BHV parce que quand on cherche une caisse et que l’on suit la direction indiquée par la signalétique « Caisse », on se retrouve immanquablement devant une autre signalétique « Caisse », mais jamais devant une vraie caisse, avec des touches pourvues de chiffres, un tiroir avec des sous et une gourdasse neurasthénique derrière (qui n’a plus de grands sacs plastiques 3 semaines avant Noël, c’est bien pratique). Et c’est tout pareil au Printemps, voir pire. Quelques fois, il arrive que se présente devant nos yeux ébahis un guichet avec un appareil à carte bleue et une dame derrière, mais dès qu’elle te voit t’approcher avec tes ptits culottes « Lulu Castagnette » (vi, je sais, c’est pu d’mon âge, mais bon…), elle te rappelle promptement à la dure réalité des grands magasins : « Ici, je ne prends QUE Aubade ». Une machine à carte bleue snob qui a bon goût de ne tolérer QUE les ptits culottes Aubade. Donc, je refais un tour d’étage avec les Lulu Castagnette à la main, et au bord du cri primal devant les escalators, je décide de les reposer. C’est ça, les grands magasins.
Alors, qu’est ce qu’on va coller sous le sapin (qui a une espérance de vie de 2 heures avec la jeune et dynamique minette qu’est Deteriorator Lethal Vendredi) ? Grand schelem à la Chaise longue : un huilier en alu pour moi et un plateau à fromages avec de ptis couteaux sur un aimant pour elle. Donc, une bouteille et fer et un plateau en bois. Top. Noël, vu comme ça, c’est carrément bandant. Si en plus elle m’offre un ciseau à ongles ou un nécessaire à couture, je pense que le 25 décembre 2004 sera le plus beau jour de ma vie (de dépressive).
Publié par MD à vendredi, décembre 03, 2004 |
Re phrase de la semaine
Œuvre collégiale, big mother et moi
« L’amour est un bouquet de violettes pourries, qui puent du cul »
Et en ce moment, ça daube grave.
Publié par MD à vendredi, décembre 03, 2004 |
mardi 30 novembre 2004
Vaness maniak
Tandis que j'essaie péniblement d'écrire quelque chose d'intelligent à une personne plutôt intelligente, quoique recherchée par les forces de l'ordre pour défonçage de chauffard irascible en milieu (très) rural, il a un vieux à la télé qui ne peut pas faire une phrase sans parler de Vanessa Paradis. Il en parle à sa femme, tout le temps, c'est pathologique. Devant la télé, il compare tout à Vanessa, chanteuses, actrices, boîtes de Whiskas... Il est barjot. Au marché, il parle de Vaness aux commerçants, entre carottes et poireaux. Chez le marchant de journaux, il lit tout le magasin, de Biba au Chasseur Français en passant par Union (alors qu'elle ne mange pas de ce pain là), pour trouver des infos sur Van. Il a dévissé grave Papy. 72 balais, et il cause que de Vanessa Paradis, 24 sur 24. Mémé a envie de le tuer et d'envoyer son cadavre découpé en morceaux par colis postal chez les Depp. Déjà, elle lui a ruiné ses posters qu'il avait foutu partout dans le joli living vert pipi, au dessus des napperons (le jeté de canapé est en imitation tigre, c'est dire si la tronche de la Paradis pourrissait la déco). Mais le vieux fou, Léon, de son pti nom, il les rachète imperturbable. Avec le DVD de « Noce Blanche » qu'il a vu 200 fois. Etonnant.
Même quand je lisais « OK ! », j'étais pas si excitée avec Duran Duran, et c'était en 1985, j'avais 60 ans de moins que ce monsieur. Je pense que cette fixation a un caractère libidineux. Beurk... Enfin, comme moi avec Duran Duran (Beurk... tiens je vais encore recevoir des mails insurgés comme à chaque fois que je vanne sur Duran Duran et Sébastien Folin, les deux sujets qui vous agitent).
Publié par MD à mardi, novembre 30, 2004 |
lundi 29 novembre 2004
La phrase de la semaine
Lui : « Tu trouves ça normal de se lécher le museau pendant une demi-heure dans le RER ? »
Moi : « Oui… »
Combien de fois vais-je devoir le répéter ? C’est toujours pareil qu’à 17 ans.
Publié par MD à lundi, novembre 29, 2004 |