mercredi 15 juin 2005

Blond attacks
et pourtant je ne me suis pas fait de couleur

Courriers bien postés ce matin avant de partir au bureau, consciencieusement, chèques de règlement… Oups !Pas affranchis… trop tard…

mardi 14 juin 2005

Faudra m’expliquer…

Les salariés de la Samaritaine sont en grève toute la journée contre la fermeture de la Samaritaine prévue demain soir. Bon… Normal qu’ils ne soient pas contents, mais concernant le mode de protestation, je m’interroge. Fermer le magasin contre la fermeture, ce n’est peut être pas la meilleure idée qu’on ait eu de mémoire de syndicaliste. Personnellement j’aurais adoré une distribution gratuite au rayon sac à main pour mobiliser la clientèle, parce que le brasero avec les merguez au milieu des foulards en soie, je comprends que ce soit difficile à mettre en œuvre. Mais plus prosaïquement, un bon tractage, un mégaphone, de la musique et un comité de soutien fashion, ça le fait plus que les portes closes. Parce que l’objectif c’est que ça rouvre après travaux, donc que les gens aient envie de revenir… et prouver à la direction l’attachement des Parisiens à la Sama et son cortège d’accessoires hors de prix. Non ? J’ai pas compris ? Peut être…

lundi 13 juin 2005

Je sortirai de mon bureau, un jour…

C’est mon nouvel objectif professionnel, et dans le contexte actuel de repli et de morosité de ma boîboîte, c’est fort ambitieux. J’aimerais, un de ces jours, comme avant, sortir de mon bureau. Pas juste aller en réunion au bout du couloir ou au 8ème étage. Non, carrément avoir une réunion ailleurs, ou assister à un colloque quelque part dans Paris… ou même, on peut rêver, faire un déplacement professionnel en province. Waouh… Prendre un train, dormir à l’hôtel, prendre le petit dej au grand buffet Ibis avec des Rice Krispies qui font « pop » dans le lait froid… une sorte de rêve. Et je prendrais même une ptit compote.

Au lieu de ça, je suis confinée dans le vaste espace de travail pour 2 que j’occupe actuellement seule, après le déménagement du Sergent Garcia-Caramba, arrivé direct from Mexico, Don Diego de las Vegas, Z comme Zorro. Même pas moyen de compter sur les prestataires qui à tous les coups se déplacent pour me rencontrer, sûrement pour m’arranger…Alors que je ne demande qu’à me taper 1 heure de RER pour visiter leurs jolis locaux en banlieue d’Etampes (spécial dédicace). Fini les colloques, symposiums, séminaires où j’ai un prétexte pour aller, autre que m’aérer un peu les méninges…Certes, j’y allais surtout pour regarder ma voisine de salle dormir et glousser comme une pintade à des blagues nunuches sur les noms des intervenants. Mais quand même, ça me donnait l’impression d’avoir un rôle dans cette boîte, je veux dire autre que de commander des cartes de visites recto-verso pour tous mes collègues « chargé de mission » en français et « General chief executive chairman » en anglais (notons au passage qu’une sous-crotte placardisée dans l’hexagone ne peut s’empêcher de se la péter une fois le Channel franchi.)

Heureusement, je peux encore compter sur les agences de com pour organiser des pots pré-vacances sous des prétextes pourris et dans des lieux improbables : « Invitation pour une après-midi Pan bagnat et course en sac dans un champ de colza à moins de 10 minutes de Disney Land »...Une bouffée d’oxygène, c’est dire.

Sinon, pour le coup, j’envierais presque l’existence de quasi VRP de certains, la bohème de province dans des chambres à couvre-lit à fleurs, les soirées Campanile-TV avec supplément changement de garniture. Plus m’assoire devant ce micro tous les matins, plus aller remplir ma bouilloire à 9h40 pétante, plus déjeuner à 12h45 pile. La route m’appelle.

jeudi 9 juin 2005

Bilan à la mi-journée

J’ai mis une robe à fleurette, bien qu’il fasse un peu frais.
J’aurais du me faire un soin après le shampooing, j’ai les cheveux secs.
Je vais péter la gueule à l’attachée de presse dont je ne supporte plus la mauvaise volonté et l’arrogance.
J’ai enfin réussi à manger un sandwich sans m’arracher le palais, mais au prix de grands efforts d’ouverture de la mâchoire et de mastication.
Je suis susceptible de dire à mon PDG qui j’ai envie de casser sa gueule à l’attachée de presse, ça la foutrait mal pour une fille en robe à fleurettes.
J’aime un homme que je n’aurai jamais à moi seule, donc j’ai choisi de ne plus le voir, sauf demain, mais seulement pour déjeuner. Il m’aime aussi mais actuellement, il se gave de Chaource à 500 mètres de chez ma mère.

Conclusion : je vais me faire une compote à 5 heures, j’ai le cœur en miettes, il faut que je retrouve ma boîte de karité et que je change très bientôt de boulot.

lundi 6 juin 2005

Mes mains
(extrait)

musique : Gilbert Bécaud
Paroles: Pierre Délanoë


Mes mains
Dessinent dans le soir
La forme d'un espoir
Qui ressemble à ton corps

Mes mains
Quand elles tremblent de fièvre
C'est de nos amours brèves
Qu'elles se souviennent encore

Mes mains
Caressent dans leurs doigts
Des riens venant de toi
Cherchant un peu de joie

Mes mains
Se tendent en prière
Vers ton ombre légère
Disparue dans la nuit

Mes mains
Elles t'aiment à la folie
D'un amour infini
Elles t'aiment pour la vie

jeudi 2 juin 2005

The right man at the right place
sa ka travay

C'est la devise de notre nouveau Gouvernement. On sent bien que les ministres ont été recrutés selon des critères rigoureux, comme les poulets fermiers qui servent à faire les blancs en tranche fumés de chez Fleury-Michon. C'est une étude préalable et approfondie des compétences qui a été menée avant d'aboutir à ces nominations. Ce sont donc des hommes déjà immergés dans les dossiers, des techniciens pour ainsi dire, qui vont entrer en action.
Un exemple : François Baroin à qui échoit le portefeuille des DOM TOM, autrement intitulé ministè' de l'Outwe Mè. Et bien, ce gars là s'y connaît en Outre Mer, c'est sûr. Ptet même qu'il est allé 2 semaines au Novotel des Trois-Îlets à Noël dernier.
Enfin dès ce week-end, je mène mon enquête sur le terrain. A Troyes je veux dire, où je vais m'enquérir de l'intérêt de notre nouveau ministre pour les DOM TOM en allant interroger la caissière du Picard à côté de la gare pour savoir s'il a déjà acheté les accras surgelés et les petits boudins.

lundi 30 mai 2005

Et je dis non…

- je dis non au triomphe des extrêmes qui entretiennent des illusions, qu’elles soient douces ou sinistres
- je dis non à la joie sur le visage de Marine le Pen, rien que pour ça, pour rien au monde je n’aurais voté non
- je dis non à la contradiction permanente d’une peuple se plaint de tout et veux toujours tout changer, mais qui descend dans la rue dès qu’on veut changer quelque chose
- je dis non à la pluie qui salit mes bas de pantalons
- je dis non au silence des soirs comme des après-midis, je dis non à cet oreiller qui reste vide
- je dis non au temps qui passe sans apporter rien de meilleur.