vendredi 16 mars 2007

Ca sent grave le printemps

Cette semaine est à marquer d’une pierre blanche : j’ai repris le sport. Après de longs mois d’égarement dans des dimanche matin câlins et des soirées oisives, genre le lundi FBI, le mardi les Experts Manhattan, le mercredi les Experts Las Vegas, le jeudi, Les Experts La Roche sur Yonne (çui où le criminel avait piégé une Gâche…), je me suis décidée à me bouger le cul. Faut dire que l’Aladin de mon cœur est parti déforester l’Asie, même que quand qu’il m’appelle de Pékin, on attend mieux que quand qu’il m’appelle de sa Laguna engluée sur l’A1.

Donc, dimanche dernier, j’ai sauté dans mes chaussons New Balance et je suis partie sous un franc soleil et une petite fraîcheur qui vous donne envie de bouger. Etrange sensation, puis vient l’habituel pallier des 7 minutes, celui où mon corps lutte et proteste. Et là, franchement, il était tout véner. Mes rotules criaient au secours du genre « Mais malheureuse, tu peux pas nous faire ça ! » tandis que mes tendons d’Achille gueulaient comme des putois « Si tu n’arrêtes pas cette connerie TOUT DE SUITE, tu t’exposes à des déconvenues… ». Bref, on est passé à 2 doigts de la débandade musculaire, mais au bout du compte, la machine repart vite et je suis allée au bout de mes 40 minutes réglementaires.

Dans la série « Faisons les choses à fond », j'ai enchaîné. Lundi, je suis allée profiter de mes 5 jours gratuits à TipTop Gym, le club que j’eus fréquenté il y a quelques lunes. 5 soirs, 5 occasions de cracher ses poumons et d’exploser ses mollets. Tout ça pour un peu de bonheur acquis chèrement dans l’effort et quelques grammes de plus sur la balance, c’est bien la peine de se casser le cul (puisque je vous dis que le muscle, ça pèse…)

Résultat, j’ai passé de bonnes nuits, mais après être rester sans réponses de Magic Ségo concernant le financement de son atelier de multi-rasage gratos. Et je suis remontée comme jamais.

Putain, c'que ça fait du bien !

jeudi 8 mars 2007

L’émouvante lutte pour la survie politique d’un ministre bouclé

Y-a-t’il encore quelqu’un en France pour se souvenir qu’il y a un gouvernement ? Que Dominique de Villepin est toujours 1er Ministre ? Il y a 2 ans ce gars était une star, il y a 1 an il était un homme d’Etat honni du peuple et cette année il est une sous-merde dont tout le monde se cogne. Il peut annoncer demain qu’il part faire du naturisme à Montalivet que même Voici ne titrera pas là-dessus.

Pourtant, il y a encore qui font semblant comme Thierry Breton, le sémillant ministre des Finances, dont j’ai déjà loué ici les prouesses capillaires (frisouilles un jour, frisouilles toujours). Il était invité hier sur Europe 1 et la veille sur Inter, les 2 fois à 8h20, c’est dire si cet homme là n’hésite pas à se lever tôt dans l’espoir d’être repêché dans un prochain gouvernement. Notre caniche royal de Bercy ne manque jamais une occas de cirer les pompes à talonnettes du ministre de l’Intérieur tout en ne se prononçant pas réellement pour un candidat à la Présidentielle. Aarf aarf aarf !

Plus fort encore, il prétend se préoccuper de l’avenir d’EADS. Avec tout son pouvoir qu’il a en ce moment (mieux vaut embaucher un marabout de Belleville).

Encore et toujours plus fort, il sort un bouquin contre le déficit budgétaire. Un peu comme si le Juge Burgeaud publiait un pamphlet contre l’erreur judiciaire.

Il y en a d’émouvantes carpettes en mal de reclassement en ce moment. C’est un bonheur à voir quand on a rien qu’un peu de mémoire.

mardi 6 mars 2007

Redite (une fois)

Ce midi, en rentrant déjeuner chez moi comme Mme Simone de Lisieux, j’ai eu le plaisir de revoir sur France 3 National un sujet que j’avais déjà vu sur France Télévision quelques jours auparavant. Ce reportage traitait d’un problème social des plus sensibles : l’exil des riches en Belgique. On y apprend que les riches de France croulent sous l’impôts (c’est pas faux) et qu’à l’instar d’une famille du Nord ayant fait sa fortune dans la grande distribution (m’est avis que ça commence par un M et que ça finit par un Z…), ils s’achètent de jolies maison juste derrière la frontière. Et ne sont plus imposés que sur leur revenus, les braves gens.

Redif sans doute justifiée par l’épineux cas Johnny, pris soudainement d’un amour fou pour le plat pays de ses ancêtres.

Ou bourrage de crâne pro Sarko, nous rappelant que la pression fiscale sur les grosses fortunes coûtent des sous à la France ?

En attendant, depuis l'année dernière ça n'a pas beaucoup bouger dans les Feux de l'amour.

lundi 26 février 2007

Un samedi boulevard Saint-Germain

Un beau et effrayant soleil de février, tendance fin du monde dans 2 ans
Deux amoureux en mal de promenade, juste avant la sieste
Le boulevard Saint-Germain, allée du beau et du superflu super cher à Paris
8 cuisinistes de luxe italiens ou allemands, modèles tout inox, froids et clinquants
Des baignoires géantes pour salle de bain de 40 m2 (chose courante à Paris…)
Des charentaises en cachemire, sinon à quoi ça sert d'être riche ?
Des radiateurs en inox (le dernier truc que l’on achète quand on ne sait plus quoi faire de son fric, juste avant le dessus de chiotte en or)
Le café à 6 euros sur des terrasses peuplées de pouffes à grosses lunettes de soleil
Des sacs gigantesques et des robes minuscules, mais les deux hors de prix
Des costards pour mafieux napolitains branchés métrosexuels gay friendly (même commentaire que pour les baignoires)
Des escarpins à talons de 12 cm pour des filles qui ne marchent pas avec
François B., ministre des départements sous les ouragans, et Marie D., journaliste en arrêt de travail à cause de son mec, qui se promènent main dans la main.
MD et MA, qui se promènent aussi et qui rentrent au parking en courant car la pluie a bien fini par tomber.

jeudi 22 février 2007

A jour

Tu aimes le chocolat qui pique et le chou romanesco bio ? C'est par là !

mercredi 21 février 2007

Si près du rêve

Ca fait des années que je rêve d’avoir un Dyson. Je sais que ça fait un peu mémère-ménagère comme rêve, mais il faut préciser que l’aspirateur a dans ma famille un statut particulier. En effet, ma mère vit avec un aspirateur. Et même 2 en fait. A une époque, elle vivait avec un aspirateur et mon père, mais ce dernier a jeté l’éponge jugeant que jamais il ne prendrait le dessus sur l’autre. Ensuite, elle a vécu avec des chats, ce qui lui a donné un excellent prétexte pour acquérir un deuxième aspirateur, le modèle de compet. Bref, l’aspirateur est le meilleur ami de ma maman et dès mon plus jeune âge, il a bercé mes jours (et péter mes attributs, enfin, si j’en avais eu).

Cette grande spécialiste, un peu la Jane Goodall de l’aspiro puisque depuis 30 ans elle partage leur quotidien et leur cadre de vie, m’a toujours donné un conseil : prends pas moins de 1 400 watts. Parce que quand on aspire chez nous, c’est pas pour rigoler. Donc, même en période de dèche, comme il y a 3 ans quand j’ai pris mes cliques et mes claques de mon chez moi bien aspiré pour me tirer dans le XV, j’ai toujours suivi son conseil. Seulement, pas bien riche, j’avais du alors opter pour le cadeau de parrainage des 3 Suisses, en parrainant cette aimable personne (putain, on en a fait des trucs de oufs !). Un 1 400 watts, mais pas folichon. Rien à voir avec mon absolu fantasme : le Dyson du monsieur de la télé ! Faute de grives, on mange des merles, mais quand le sac est plein et le filtre bouché, on serre les dents en espérant des jours meilleurs, le jour où le Dyson sera nôtre.

Dans mon nouveau chez moi, c’est la zone. Tellement la zone, que mon aspiro est posé dans un coin pour pas gêner, et que tout un tas de trucs sont entassés dans ce même coin. Hier soir, j’ai commis l’erreur fatale. Allumer la petite lampe ronde de mon putain d’ex (grrrrr) histoire d’y voir clair. Seulement, elle chauffe atrocement cette lampe, seulement le tuyau en plastoc de mon aspirateur était posé dessus… horreur ! Le temps que je me demande d’où venait cette odeur de plastique fondu, et le tuyau était passé à l’état liquide, nappant joliment la lampe en gris. Le genre sculpture contemporaine.

Je vais le rafistoler le tuyau : un ciseau, du gros scotch… mais je vois poindre à l’horizon l’ombre de la perspective du méga prétexte pour pousser la porte de mon revendeur et m’écrier ivre de bonheur : Viiiite ! Donnez-moi un Dyson !

lundi 19 février 2007

Mon mari va adorer…

J’étais en train de me dire « tiens, pourquoi tu n’écris pas plus en ce moment ? ». Oui , je me pose des questions à moi-même surtout quand je m’emmerde ce qui n’arrive pourtant que très rarement grâce à un travail particulièrement mobilisateur auprès de collègues CHARMANTS (il est bon de le répéter) et à un petit ami aussi amusant qu'habile de ses mains (ça c'est les origines), bien que connaissant des déboires avec des panneaux japonais qui ont failli tenir (mais je t’aime quand même mon Sultan de la colle de Leroy-Merlin).
Et la réponse que je me suis faite en moi-même était grosso modo : « parce que je n’ai rien à dire en ce moment ».

La belle affaire ! Il n’y a bien que moi que ça préoccupe d’avoir quelque chose à dire pour écrire un blog.

Moi aussi, je pourrais monter un business-blog avec des recettes banales ou des conseils beautés à 2 balles. Il suffit de trouver des lectrices assez cruches pour trouver cela formidable.

Mais non, je te respecte trop mon lecteur (et puis surtout je n’ai pas envie que tu m’écrives des commentaires du style « Merci MD, tu es toujours de très bon conseil » ou encore « Génial, mon mari va adorer »).

Nan, pas possible.