jeudi 2 octobre 2003

Big Ben

Ben Affleck est bouffi : quelle déception ! Il a raison de faire de la pub pour shampoing (lui aussi le vaut bien) et pas pour Slim Fast. Too much burritos avec J.Lo. et voilà ce que ça donne. Elle, elle a tout pris dans le cul, et ça lui va bien, mais lui… ça le fait pas. J'arrête de fantasmer sur le champ.

mardi 30 septembre 2003

Quand t'as d'la peine, pense aux Kurdes, aux Tchétchènes...

Mon nouveau film culte, mes nouvelles chansons de référence : c'est dans "Filles perdues, cheveux gras", avec Marina Fois (en coiffeuse nunuche et alcoolique), Olivia Bonamy (en paumée suicidaire) et Amira Casar (en bourgeoise gouroutisée, branchée ethno, art contemporain et SM). Et aussi Charles Berling (qui se tape toutt le monde dans ses soirées branchées...) et Sergi Lopez (en insupportable prof d'ethnologie qui a toujours des faux incas ou des masaïs dans son salon).
Diffusé actuellement sur Canal + et à voir ABSOLUMENT.

Quand t'as d' la peine
Pense aux Kurdes, aux Tchétchènes
Tes problèmes
à côté c'est de la crème (...)

Quand rien ne va
Je pense à Diana
J'suis pas comme elle
J'verrais l'bout du tunnel (...)

Quand j'me trouve grosse,
j'pense à Demis Roussos (...)

Le bonheur c'est ici et pas ailleurs
Le bonheur, dans ma vie fait un malheur...

ou encore avec la chorégraphie "salon de coiffure" :

Fille perdue,
rien n'est perdu tu verras,
Fille perdue,
oublie cette fille que tu n'es pas
Retrouve toi
Adieu cheveux gras

Un moment de rire avec des personnes pourtant pathétiques qui enchaînent des vies de merde, mais en chantant. Un vrai coup peps pour un soir morose.

dimanche 21 septembre 2003

Cry me a liver

A Grossbouate, y'a pas que mon cerveau qui travaille plus qu'avant. Y'a mon foie aussi. Je ne dirais pas que c'est une entreprise d'alcoolos, mais quand même, on y a la main lourde sur la bouteille. Surtout au troisième étage, où on honore notre réputation. Anniversaire, médailles du travail, départ en retraites et tout événement heureux (plus rare) en rapport avec notre activité est systématiquement arrosé. Si j'y ajoute mes déplacements professionnels et leurs inévitables dej au resto avec bibine du cru et les cocktails et inaugurations, j'ai bien du mal à tenir mes objectifs. Pourtant, ils n'étaient pas d'une haute ambition : pas boire d'alcool tous les jours. Le week-end, ok. Mais pas tous les jours de la semaine.

Mais depuis 3 semaines, c'est un carnage. J'inaugure, je fête, je me félicite, au rouge (soirée espagnole devant OM-Real), au blanc (" parce qu'à Nantes, c'est Muscadet "). Et même à l'abominable rosé de M. Le Ouf, qui ferait, je pense, un excellent dissolvant à vernis à ongles (le rosé, pas le Ouf). Pas merci pour la mauvaise nuit en sueur et le gros mal au cœur du vendredi midi, quand il faut enchaîner sur la médaille du travail d'une gentille collègue qui se fait une joie de vous sortir les petits fours et le rouge. Et pis je me laisse lâchement entraîner par les anciens de LeCravaildeplusenplusjouli, totalement déjantés et avinés.

Aujourd'hui, c'est dimanche, c'est vacance pour mon foie.

Il y a une vie après TF1…

Vous le savez sans doute, il y a quelques temps, le PaCa (le gars lave son portable en machine à 40 sans appeler la dame de Skip avant et qui se décolore le duvet de l'œsophage) et moi-même, avons assisté à l'inoubliable cérémonie de l'élection de Miss Europe 2003.
Inoubliable, pas grâce à Hélène Ségara, son mètres 12, sa robe " a sort of Gitane " comme dirait mon PaCa et sa chanson à la mauvaise eau de rose, aussi banale qu'interminable. Pas non plus grâce à Ricky Martin, pathétique à s'agiter tout seul, dans sa tenue année 80, qui doit sûrement être du dernier chic à San Juan, capitale de Porto Rico. Pas grâce à Eros Ramazzoti, qui bien qu'artistiquement au-dessus du lot (faut voir le lot) commence à faire pizzaiolo sur le retour. Bon y'avait tout de même mon idole de l'été : le Greg, le vrai, pas millionnaire, certes mais qui passe à la télé, donc les gens le regarde passer avec sa Marika en disant " c'est Greg le millionnaire ". Ca doit être rageant, car il le sera jamais. Et bien il est pas beau mon Greg : teint de bidet et toujours ses yeux de mérous pris dans un chalut. Mais Marika non plus, c'est pas ça de près. Sale mine et surtout pas fraîche et pas de charme. Pas 24 ans, c'est sûr, elle fait objectivement plus vieille que moi. Cette nouille, en revenant des toilettes, a retrouvé un bout de sa robe sur sa chaise, robe qu'on a du lui prêter pour l'occasion. L'avait pas l'air cruche avec son bout de robe à la main à se demander ce qu'elle allait en faire, dans l'indifférence générale, puisque tout le monde se foutait de leur présence. Qu'est ce qu'ils foutaient là ? Pas la moindre idée.

Inoubliable grâce à ses non-stars : le public de TF1, le vrai, celui venu tout exprès de Pontault-Combault, à 5 dans la Citroen Saxo, pour poireauter pendant 2 plombes devant la grille, parce que c'est M. Endemol qui l'a décidé. Pourquoi sont-ils là : pour voir des stars. Les " chanteurs " précédemment cités, mais aussi les vedettes que moi je connais à peine, pourtant adulées par les masses en liesse. Je pense à Corinne Touzet, comédienne de seconde zone, que je n'ai jamais vu sévir plus longtemps que le temps d'appuyer mon doigt sur la touche d'à côté sur ma zapette. Elle est moche et a à peine plus de conversation qu'Elodie Gossuin, ex Miss Picardie qui a réussi (qui elle mesure 2mètres au garrot, pas la mettre à côté de Ségara). " Elles sont toutes très belles, c'est très difficile " nous ayant été répété 682 fois durant la soirée.

Passer 2 heures au milieu de ce concentré de banlieusards fans de TF1, pour nous, les 2 petits-bourgeois parigots, fut une véritable expérience sociologique. Un monde dont je soupçonnais l'existence sans l'avoir rencontré. Mes voisines de derrière n'ont fait que parler des Star académiciens de leur cœur : " et Nolwen, elle a quand même de la chance pour sa carrière que Jennifer elle soit enceinte, et je t'ai pas dit je vais écrire à Jean-Pascal pour lui dire que mon fils il est fan de lui, et t'as vu il a sorti sont deuxième album "… Le tout avec un sentiment de familiarité avec leurs vedettes préférées. Les gens qui viennent chez eux tous les samedi, même par l'intermédiaire de la télé, sont leurs amis. Le pire : pour changer de la télé, les fans de TF1 vont au resto, oui, mais au resto de Mouss Diouf ( ! ! ! !), parce qu'ils ont " entendu à Combien ça coûte qu'il a un resto , alors ils ont essayé et c'est très bien, ils vont y retourner ". J'ai cru pleurer. Bon petit consommateur, n'as-tu jamais un peu de recul, d'esprit critique, de curiosité ? Essaieras-tu une jour d'appuyer sur le bouton 2 ou même 3 de ta télécommande ? Car il y a une vie après TF1.

Heureusement la soirée s'est parfaitement déroulée : mon PaCa a réussi à rentrer malgré un gros handicap vestimentaire (ils prennent les décérébrés mais pas les mecs sans veste), les Miss étaient mignonnes (mais il y a toujours une vieille pour déplorer qu'à " Miss France elles sont plus belles et mieux habillées ", concours où je le rappelle nous élisons Miss Gros Nez à l'issue d'une lutte acharnée), et j'ai trouvé fastoche la plus grande partie du quintette victorieux. C'était pas dur : virer les grandes blondasse nordiques sans charmes, et garder les Elena, Marina, Maroussia, Oxanna… de l'Est.

Une expérience donc, mais qui a un prix. Depuis, je suis sur les fichier d'Endemol, qui m'invitent à venir voir leurs " meilleures " émissions, Dechavanne, Arthur… S'i

lundi 8 septembre 2003

Ni bite ni couille
J'chui championne


Parmi, ce qui a changé dans mon boulot, en dehors de mes horaires qui sont devenus délirants, de ma charge de travail qui est harassante et de la reconnaissance de mes supérieures qui est étonnante (le directeur Marketing, trouve ma note analytique " intéressante et très bien faite ", il diverge juste sur un pont, mais vas-y mon Patoche, diverge, tant que tu fais "répondre à tous" avec tes compliments…), c'est que je ne suis presque plus vulgaire. Ca c'est un vrai changement par rapport à le Bocravail, mon ancien employeur, que j'aime beaucoup (surtout depuis qu'ils lisent ce blog pour me chercher des emmerdes).

Je tiens pour ainsi dire toute une journée sans dire ni bite, ni couilles, un truc que je n'aurais pas pu il y a encore quelques mois. Mais là, tranquille, j'y pense même pas. Alors que mes anciens comparses tournent toujours à 5 bites à l'heure…

mardi 2 septembre 2003

Regardez-le dans les yeux

Finir sa journée par une réunion assommante… 6 nanas au rimel chancelant et le toujours trop jovial Sylvain pour déterminer l'intitulé du futur projet d'études. Il est dans ce type de réunion une question récurrente et inévitable, cette fois-ci sortie de la bouche de Sylvie Le Floch : " est-ce qu'il vaut mieux mettre en avant la notion de " consommation du citoyen urbain " ou " d'urbanité du citoyen consommateur " ? ". Ouaif, Sylvie, ma fille, il est 18h56 et la plupart des personnes présentes aurait bien profiter de cette dernière semaine des congés du DG pour ne pas traîner nuitamment en ces lieux. Bref, tout le monde a envie de se casser et quand Sylvie Prioux (une autre) relance le débat, les visages s'obscurcissent. Personnellement, je prends le parti d'afficher ostensiblement mon désarroi et de faire la gueule en matant ailleurs. Ca tombe bien puisque quelqu'un a eu la louable initiative d'ouvrir la porte qui donne sur le couloir (relatif odeur de chacal quand on entasse trop de monde dans une petite salle). Un bruit de claquement attire mon attention vers l'extérieur et je vois sortir de son bureau, voisin de notre salle de torture, l'athlétique Jean-François Lenoir. Je ne me démonte pas et opère le reflex imparable dès que Jean-François s'éloigne en marchant d'un endroit ou je suis postée : je lui mate le cul. Car Jean-François a un beau cul, et pour ainsi dire le plus beau cul de l'étage. C'est vrai qu'il a peu de concurrence dans cet environnement ultra féminisé et où les seuls spécimens masculins donnent dans le gras du bide, le derche ramolo et le faciès bouffi. Parfaite occupation quand on s'emmerde en réunion : mater le cul de Jean-François qui se dirige d'un pas lent et un peu lourd vers le photocopieur. Et là, instinctivement je me tourne vers mes collègues affalés, et je constate que TOUT LE MONDE mate le cul de Jean-François Lenoir. Les filles, toutes ces Sylvie et Isabelle, célibataires ou divorcées de 30 à 46 ans qui n'en voient pas tous les jours des beaux fessiers d'homme, et Sylvain, qui, dès qu'il s'agit d'un cul masculin, n'est pas en reste.

Alors merci DG d'avoir embauché Jean-François parmi une cohorte de candidats plus habilités que lui. Merci au CE de lui avoir obtenu des super prix pour reprendre simultanément le squash, le vélo et la natation (beau cul, abdos et torse de rêve). Et merci au mois d'août pour l'autoriser, pour quelques jours encore, à venir bosser dans ce jean un peu près du corps. Ca nous a sauvé la journée.

mardi 26 août 2003

Jon qui rit, Jon qui pleure
Mais qui enlève le haut.

Qu'on ne croit pas que je regarde l'athlétisme pour mater des mecs en shorty moulant. Ca n'est pas ma volonté première, j'aime bien le sport avant tout, mais il faut bien avouer que quand l'athlète est bien de sa personne, le port de shorty moulant est un atout supplémentaire pour la médiatisation d'une discipline.
Rouleur de mécanique comme le sont les sprinters américains, un brin facétieux (il l'a confirmé), Jon Drummond est ce qu'on peut appeler un beau mec, quoique qu'un peu trop en muscles pour moi. Il a un regard bleu sidérant et accessoirement, il chante bien le gospel (cf Atlanta 96).
L'avantage avec ce garçon, c'est que quand il est content (vainqueur de sa série), il enlève le haut, et que quand il est triste (disqualification pour faux départ)… il enlève le haut aussi.
Bien que peu au fait du nouveau règlement sur les faux départs, la ménagère devant sa télé a immanquablement envi d'aller consoler ce grand garçon tout triste et tout pleureux en shorty moulant. Voilà un mec qui concourt à élargir le public de l'athlétisme. Les télés devraient lui accorder une prime.