mercredi 15 novembre 2006

Quelque chose de Bree

Il paraît qu’il y a en moi un brin de Bree Van de Kamp. En bordélique. Même super bordélique par rapport à Bree. Le genre de Bree qui range pas ses affaires mais qui tolère mal la crasse, la cuisine industrielle et la mauvaise éducation des gens. Et même moins que ça.

Il est vrai qu’une miette émanant d’un quart de baguette et venant se poser sur mon revêtement sisal m’est intolérable. Il est vrai que je convulse à la vue d’un poil de barbe dans mon lavabo ou d’un déchet triable non trié comme il a dit M. Delanoë.

Il est vrai qu’un homme harassé de travail accueilli par une cuisinière en petite culotte affairée devant une marmite mijotante de poires au Muscat est un homme heureux qui dit des conneries.

lundi 13 novembre 2006

Le Trouduc de la semaine

Mon avis surtout (c'est-à-dire moi) a décidé de distinguer la connardise ambiante de manière régulière. Nous (enfin c’est toujours moi) allons décerner le prix du Trouduc de la semaine afin de promouvoir la méchanceté, la médiocrité, la crétinerie, la lâcheté, la malhonnêteté et autres grandeurs humaines.

Cette semaine, à l’unanimité (de moi-même), un Trouduc en Or est attribué à Morville Didier, le vrai, plus connu sous le pseudo de Starr Joey (on se demande pas pourquoi qu’il a changé, au passage). Déjà réputé pour ses tabassages de nos amies les bêtes, l’individu a trouvé vachement drôle de gruger un pauvre gars qui s’appelle aussi Didier Morville, titulaire d’un permis de conduire à Nancy. C’était bien malin de sa part, vu qu’il lui a refilé toutes ces (nombreuses) amendes pour excès de vitesse à travers la France, c'est-à-dire à des endroits où le malheureux homonyme lorrain ne fout jamais les pieds. C’est d’ailleurs comme ça que ça c’est vu.

Encore un qui nous confirme qu’il faut savoir distinguer l’œuvre, appréciable en tant que telle, et son auteur, pas toujours fréquentable en tant qu’individu.

lundi 6 novembre 2006

Avant / Maintenant

Avant
Je passais une grande partie du dimanche à la maison, je me levais tard, je traînais au lit devant la télé, je brunchais de trucs lourds et gras, j’allais faire un tour dans l’après-midi, dans les rues de Paris, le nez au vent, je rentrais me préparer un dîner qui fait grossir et je zonais devant les séries du dimanche soir en ronchonnant sur la nouvelle semaine qui s’annonce.

Maintenant
On passe une grande partie du dimanche à la maison, on se lève tard, on traîne au lit devant la télé, on brunche de trucs lourds et gras, on va faire un tour dans l’après-midi, dans les rues de Paris, le nez au vent, on rentre se préparer un dîner qui fait grossir et on zone devant les séries du dimanche soir en ronchonnant sur la nouvelle semaine qui s’annonce.

C’est pareil et pourtant tellement mieux qu’avant (et pas juste parce que la sieste est devenue crapuleuse).

jeudi 2 novembre 2006

Silences

J'ai des silences de blog en ce moment. J'ai aussi de vrais silences, souvent le samedi après-midi, parfois le dimanche et les jours fériés, comme hier, où j'avais une furieuse envie de faire la sieste. Sieste que je n'ai pas faite car mon Prince du désert en Laguna avait décidé d'essayer tout Zara après que nous eumes dégusté moultes merguez en aimable compagnie sur ma nouvelle, immense et frigorifique terrasse.
Par moment, il n'est nul besoin de parler. Quand on regarde ou qu'on écoute, quand le silence est beau ou quand on a rien à dire qui en vaille la peine.
Je suis comme ça. Ca me vient de mon père qui a de longs, longs silences.
Je sais que ça peut faire peur, mais je n'ai pas l'intention de forcer le son de ma voix. Nah !

mardi 24 octobre 2006

La saison du mouron

Ca y est, la saison des feuilles qui tombent et de la grognonnerie est de retour. J’ai l’œil bas, la moue torve et le sourire rare. Pourtant, j’ai passé un délicieux week-end troyen avec ma Pétulance maghrébine, qui, du coup, a fait la connaissance de mes parents, chacun leur tour. Donc, lui au moins a une raison pour être d’humeur morose : sa chérie vient d’une famille casse-couilles (tiens, j’ai redit couilles).

Y’a rien à foutre : passé le 15 octobre, tout fait chié. La pluie qui mouille, le vent qui fait froid et qui décoiffe encore en plus, la nuit qui tombe tôt, l'année qui s'achève et qui nous rend vieux…

Et puis il faut que je refasse du sport.
Et puis j’achète un appart, alors le premier entrepreneur qui vient pas me les faire les travaux, y va en entendre causer.
Et puis, et puis, heureusement qu’il y a toi (et pas Findus, mais Picard).

jeudi 12 octobre 2006

Partie de Fès

…et de retour à Paris. Oui, je sais ce que vous allez dire : « elle était dans les Pouilles, maintenant elle va à Fès ». Oui, d’abord et le tout par hasard, sans chercher particulièrement à faire glousser le chaland. Je suis même partie à Fès avec le gars des Pouilles si vous voulez tout savoir. Pour les jeux de mots en dessous de la ceinture, je vous laisse la main.

En tout cas, ces quelques jours chez ma Méthode Berlitz (en 4 langues) m’ont ravis. D’abord parce qu’il était là tout le temps (sauf la nuit, car nous avons 14 ans) et sa charmante et nombreuse famille aussi (sauf la nuit car on ne se voyait que pour manger ce qu’on ne faisait que 16h/24). En revanche, on me verra circonspecte quant à la spécialité qui m’a été servie : la dafina. 1 viande, 5 féculents : 6 raisons de gerber. Surtout après 543 salades. Et un poisson. Et avant les fruits. Eux mêmes précédent les pâtisseries. « Et après, qu’est-ce que tu voudrais ? » Heu… qu’on me laisse, pitié. Ni nougat, ni chocolat.

Casa restera pour moi la ville immense où il fait chaud le jour et froid la nuit et où on mange trop, même en ce temps où personne ne mange de la journée. Et Fès restera la ville où on a le droit de faire tout ce qu’on veut comme des grands parce que les parents ne sont pas là.

La dame qui congèle ses enfants

Est-ce qu’au moins elle les met dans des sachets congélation, ceux qui sont vendus en rouleaux et qu'on a du mal à ouvrir ? Et est-ce qu’elle a le pti bidule métallique pour fermer ?

Je dis ça parce que chez moi, on faisait ça avec des prunes ou des cerises. Et après on faisait des tartes l’hiver.

On dira ce qu’on voudra, mais la tarte aux mirabelles, c’est meilleur que la tarte au bébé.