jeudi 13 décembre 2007

Vogue édition Lybie

D’ordinaire, la vie parisienne est animée 4 fois par an par le lâché de cintres sur tiges appelé « Fashion week », autrement connu sous le nom de « semaine de la conne » dans les établissements branchés et nocturnes de la capitale.

C’est semaine, c’est la « Mouammar week », dont les VIP ont en commun avec ceux de la « Fashion week », un certain goût pour l’architecture ethnique, la chirurgie esthétique, la coiffure d’avant-garde, la mégalomanie et les déclarations grotesques à la presse. Et tout nouvellement, l’exhortation à la paix dans le monde.

C’est marrant comme Gisèle Bündchen est plus crédible sur ce dernier point.

mercredi 12 décembre 2007

Comme quoi tout arrive...

... même que j'écrive de nouveau. Je ne m'étendrais pas sur la cause de son long silence. Seulement sur ce qui me fait sortir de ma torpeur :

Reuters 10h53 : La RATP fait état d'un trafic normal

Chouette ! Ca veut donc dire que le 62 marche aussi mal que d'habitude.

Et vous ? Ca va la santé ? Moi, moyen, hein... Etant dans les stats nationales de la gastro, je suis partie pour virer végétarienne juste avant Noël tellement tout produit animal me soulève le coeur. Mais je vous en recauserai. Bientôt.

mercredi 12 septembre 2007

Les mots de l'actu

Nicolas Sarkozy
Pas de soleil
Paris Hilton
Pas de croissance
Ben Laden
Rugbymen à poil
Cécilia Sarkozy
Images volées dans Public
Mon nouvel ami Ratatouille
Service minimum
Yasmina Reza
Infanticide
Hillary Clinton
Ministère de l’Epuration et de la Pureté raciale
Maddie Mac Cann
Velib’
François Fillon
Plan anti-glandouille
Guy Môquet
Hausse du prix du pain
Asafa Powell
Profanation de cimetière
Luciano Pavarotti
Expulsion de sans-papier
François Hollande
Révision constitutionnelle
Roger Federer
Pipolisation de la vie politique
Mazarine Pingeot
Réchauffement climatique
Steve Fossett
Islamistes modérés
Ingrid Bettancourt

Voilà tout ce dont j'ai envie de parler. Mais faute de temps, je dirais juste : Chana tova !
Et je retourne égrainer mon couscous.

vendredi 1 juin 2007

Le lapsus qui en dit long

Un Monsieur dans une pharmacie :

"Bonjour, je voudrais une boîte de vitamines C, sans filtre".

mardi 15 mai 2007

Place au nain

Notre vieux Président et sa très vieille Première dame font leur malle et prennent le chemin d’une retraite méritée (?). Enfin, Chirac va pouvoir ne rien foutre sans s’en cacher. Ce soir, il va nous déverser un émouvant discours sur la France, qu’il l’aime beaucoup et les Français, qu’il a fait tout ce qu’il a pu pour eux, jusqu’à embaucher Raffarin, c’est dire.

Chirac a été un Président lointain, absent de la vie politique et médiatiquement inactif, comme en cohabitation permanente (ceci étant dit Mitterand n'était jamais aussi actif qu'en cohabitation). Hors son heure de gloire irakienne, on a juste vu un grand type qui nous balançait 2 ou 3 discours formatés dans l’année (vœux et garden party compris) et qui serrait des louches de bouseux devant les caméras de télé lors de ses 3-4 déplacements annuels. Lui qu’on dit proche du peuple… Il a donné à la fonction présidentielle un formalisme et une solennité qui l’ont renvoyée aux inaugurations de chrysanthèmes de la IVème. Etrange pour un Gaulliste.
Bref, il n’a rien branlé ou pas grand-chose. Forcément, les quelques fois où il a fait des sorties, il s’est banané en beauté : essais nucléaires, dissolution, référendum…

Avec le nouveau, ça va pas être la même. On sent le Président people, tous les jours à la télé pour ses initiatives politiques comme pour ses problèmes conjugaux, pour parler aux Français dans les yeux comme pour bronzouiller sur des 30 mètres.
La Sarko touch : je suis partout, je fais tout, on ne voit que moi et je cause tout le temps. Cela dit, rendre la fonction présidentielle plus active et plus proche, ça peut pas faire de mal.
Sauf si c’est pour passer pour le premier cocu de France. Le Président toutes les semaines dans Voici : et si c’était vrai ?

vendredi 27 avril 2007

La quinzaine où tout est possible

C’est la sixième élection présidentielle que j’ai le plaisir de vivre. Je n’ai pas souvenance de la première et au cours de la deuxième, nombre de subtilités politiques ont pu m’échapper. J’avais surtout été frappée par le fait que Dalida, une dame qui portait des jolies robes fourreau à paillettes dans les émissions des Carpentiers, marchait sur le chemin de Panthéon avec Tonton. Mais depuis 88, je suis attentivement chaque échéance avec un bonheur toujours renouvelé et une attention particulière pour l’entre-deux tours, particulièrement réjouissant avec son lot de trahisons et de promesses de rasage gratis.

Franchement, cette année, on n’est pas volé. Les plateaux télé grouillent de renégats divers qui viennent nous louer le sens moral du candidat de leur cœur, dont ils honnissaient la tendance y’a pas 6 mois de ça. Les têtes d’affiches travaillent, elles, sans relâche, à un recrutement de moins en moins sélectif quant à la probité et au désintéressement des recrutés. Bref, c’est chacun son traître, du compromis jusqu’à la compromission.

Chez Sarko, le meilleur c’est Eric Besson, qui dépasse les limites imaginables de la traîtrise en retournant sa veste en pleine campagne. Comptons aussi une pléiade d’anciens centristes, une belle poignée de Villiéristes, sans oublier, parmi les artistes de cirque, Bernard Tapie, Roger Hanin, André Santini et Enrico, laï laï laï laï.

Chez Ségo, c’est plus subtil, mais tout aussi efficace, dans le registre du reniement de ses principes. Se côtoient quotidiennement du Chevènement, totalement souverainiste et nucléarophile et du Cohn-Bendit, complètement tout le contraire. La patronne n’étant ni l’un ni l’autre pour ne pas risquer de se fâcher. En plus, depuis dimanche, elle a tout plein d’amis trotskos mal lavés-pas coiffés, ce qui est totalement improbable pour une Marie-Ségo, fan de Jeanne D’arc et lookée Paule Ka (j’adore).

De jour en jour, les grandes manœuvres deviennent de plus en plus grotesques. Pour pêcher du centriste bien frais, on renonce à toute fierté et à toute conviction, tandis que les beaux poissons frétillent de joie devant l'hameçon en oubliant leurs engagements suprêmes de la semaine dernière.

Du grand art. Un tel spectacle mérite qu’on se passionne, avec ferveur. C’est comme la Coupe du Monde sauf que c’est tous les 5 ans.

Mine de rien c’est notre avenir qui se trame, et vu la tournure que ça prend, je dirais même que c’est la construction de notre Histoire qui est en jeu, politique tout du moins.

(du coup votez bien, virez le nain)

P.S. : on annonce le ralliement à Sarko d’un Maître renégat, l’inénarrable Maurice Leroy, une sorte de Jedi de la trahison, puisqu’il fut tour à tour communiste, pasquo-villiériste et UDF pro Bayrou (perso, je suis fan).

jeudi 26 avril 2007

Mon Avis Surtout, An VI

Après un mois de silence volontaire, Mon Avis Surtout revient. On s’est tâté, on a hésité, on a réfléchi et on en a conclu que sixième année, il y aurait.

Entre temps, Mon Avis Surtout a eu 5 ans, Ségo a fait 25 %, Raphaëlle nous a broyé les noix tous les mercredis soirs et des gens nous ont raconté, à l’heure du petit déjeuner, qu’ils ont choppé la chiasse en mangeant des mygales mal cuites.

Autant de motivations pour ne pas lâcher l’affaire.