Mais putain qu�il est t�t�
Radio qui d�marre � 6h15, pied pos� par terre � 6h20� putain c�est pas une vie, surtout quand on sait que j�ai t�l�charg� de la musique de qualit� jusqu�� minuit (Pia Zadora et Germain Jackson, Shakira, F.R. David� enfin de la qualit�, pour ma cr�maill�re). Grattage du caca au coin des yeux, saut dans mon pantacourt Adidas bleu Schtroumph, tee-shirt, petit blouson, fichu bariol� sur la t�te, lunettes de soleil� Le petit tour sur le balcon pour s�assurer de la m�t�o : cl�mente. Bouilloire, eau chaude, un peu de th� pour d�hydrater et se r�chauffer. Toaster (vache� non, c�est pas qu�il est m�chant, c�est qu�il est � motifs et � t�te de vache), pain de mie, mimolette, toast au fromage que je termine dans l�escalier. Banane autour de la taille (Longchamp, c�est chic et fort pratique), carte orange, portable, Kleenex, Ventoline (au cas o�), mini-radio.
J�attrape pile mon bus, j��tonne sans doute un peu le conducteur dans cet accoutrement et j�appelle ma camarade de r�giment, la fr�tillante Mme Presko : elle arrive en courrant�(elle est barjo).
Tour Eiffel, all�es sableuses, militaires qui courent en tee-shirt kaki, militaires avec Famas et galette sur la t�te (Prends garde Ben Laden !) petites grosses qui courent � foison, rupins qui prom�nent des� ours (des chiens pareils, c�est plus des chiens) ou des� ouistitis, au choix. Pas un Allemand, pas un Jap, pas un Amerloque, enfin pas encore � cette heure l�.
30 minutes, dans le sens inverse des autres, car il y a un sens. Enfin, les autres tournent tous dans le m�me, et nous dans l�autre, d�abord parce que la Cheftaine, elle est contrariante de nature (moi aussi, �a tombe bien), et en plus parce qu�on voit les autres de face, ce qui est mieux pour m�ter.
5 ou 6 phrases �chang�es, ventilation first, l�ger soleil et petit vent du matin, courir au pied de la Tour Eiffel avec dans le casque Nora qui chante � Sunrise � on a fait pire. Mais putain qu�il est t�t�
Retour en courrant, le bus m�est pass� devant, douche, habillage, make-up� arriv�e au bureau � 9h20, soit pas pire que certains matins o� je ne cours pas. Et puis on est en juillet, les couloirs sont� calmes.
La faim arrive bien vite (10h10, Gayelord Hauser � la myrtille ou je tue quelqu�un) et ne me quittera plus de la journ�e, malgr� une gamelle de ravioles, un cannel�, un yaourt, une compote� et l�� l�� la barre Frosties m�appara�t, tel l�ange Gabriel. Et mon oreiller m�appelle. D�urgence.