Touche � ta nouille (tiens, c'est la phrase chic de la semaine�)
Peux plus moi. C'est pas que je suis en permanence devant ma t�l�, mais j'ai l'impression que, comme d'ab, les �missions de rentr�e tournent avec 4 invit�s, qui font le tour les plateaux les uns apr�s les autres. Par exemple, dans l'�mission (consternante) de Beigbeder ou dans celle de Bernard Tapie (ouh la la !), le t�l�spectateur a d� subir l'un des �crivains fran�ais les plus m�diatiques, mais aussi l'un des plus consternants : Philippe Sollers.
Perso, j'ai jamais pu le blairer, mais l�, l�, l�����������������������. Pas possible.
Lors de ses deux passages destin�s � vendre sa derni�re et m�diocre production, nous avons eu droit au fabuleux, et tous les jours r�invent�, r�cit de son d�pucelage � 14 ans. L'an dernier, c'�tait 15, l'an prochain, il bandait d�j� dans son berceau, comme Bali-Balo. Et par une professionnelle, s'il vous pla�t (une pute quoi) !
Lui trouve que c'est plus classieux, par une pute. Comment lui dire ? Ca fait, au bas mot, 25 ans que la prostitution n'est plus un exquis encanaillage de bourgeois dont les messieurs de la bonne soci�t� se gaussent dans les soir�es (cause drogue, SIDA, esclavagisme). Non seulement les Maisons sont ferm�es depuis 60 ans bient�t, mais en plus, je ne vois pas en quoi il etait beaucoup plus distingu� de chopper la chtouille au One Two Two avant-guerre que Cours de Vincennes en 2002. De son point de vue, si : les bordels �taient assid�ment fr�quent�s par un certain nombre d'intellectuels � qui ce vieux priapique aurait r�v� d'�tre associ�. Mais, aux derni�res nouvelles, ce n'est pas l'entrejambe qui fait l'�crivain.
Pauvre Sollers ! Il en est rendu, vantard qu'il est, � se targuer d'avoir pr�cocement, en grand expert, reluqu� des femmes d'exp�rience plut�t que des jouvencelles r�tives. Grand bien lui fasse, mais qu'il garde pour lui ses premiers touche-pipi. On s'en fout !
Il se trouve qu'apr�s avoir �t� son fonds de commerce "litt�raire", la fabuleuse histoire de ce qui se trame entre ses jambes lui permet aujourd'hui de passer dans des �missions vulgaires, pour rester propre (comme Jean-Pierre Mocky d'ailleurs). C'est �a ou les Grosses t�tes avec Carlos et Kersauson (encore moins chics).
Car pour passer � la t�l� et vendre tes bouquins, l'id�al de nos jours et de venir causer de ta nouille. C'est �a qui int�resse le public, du moins faut croire, puisqu'on nous en propose � foison. De l'actrice de porno, certes, mais aussi un certain nombre de quidams, persuad�s avoir une activit� zobesque digne d'int�r�t. Or, en dehors de quelques cas hors du commun, rien ne ressemble plus � une zigounette qu'une autre zigounette (idem pour le pilou-pilou). Et m�me en action, except�es (et encore, je n'en suis gu�re convaincue) quelques acrobaties extravagantes, bouillaver reste toujours bouillaver.
Alors moi, le vieil asticot que Sollers se tripatouillait d�j� en bas �ge ou la moule pas fra�che de Catherine Millet o� tout Paris a plus ou moins tremp�, mais alors, je m'en cogne, et surtout, je ne veux pas qu'on m'en parle.
C'est pas contre eux, hein ! Mais globalement, je veux qu'on ne m'entretienne de l'appareil uro-g�nital de personne.
Quant � Sollers, cette surench�re � sa fa�on pour prouver � quel point il est viril, il faut lui dire : c'est path�tique. Monsieur, vu votre �ge, et malgr� votre vantardise, je pense que le gros de vos frasques est derri�re vous. Que vous en parliez avec vos amis, votre famille ou votre concierge, soit. Je trouve �a malsain, mais apr�s tout, il ne tient qu'� eux de vous faire comprendre que votre supr�me qu�quette ne vaut sans doute pas que l'on y consacr�t tant d'�loges. Mais le plus triste encore, c'est que vous vous sentiez oblig� de toujours embellir de r�cit de vos �mois, qui ne sont qu'un trempage de biscuit comme un autre. Car vous �tes, Monsieur, une cr�ature bien banale, qui respire, mange, dort et fornique comme tant d'autres. Cela vous d�pla�t sans doute.