Vacances d'�t� et Khmers rouges
Ca y est, je ne pense plus qu'� �a ! J �10 avant les vacances. Je suis � deux doigts de venir en tongs et en chapeau de paille au bureau ; d�j� mes sandales en cordes � paillettes et mon fichu rasta pour d�jeuner au soleil, c'est limite (comme dirait mon d�licat nouveau coll�gue "�a prot�ge bien votre torchon ?"). Dans quelques jours, je suis en Gr�ce, au soleil, les pieds dans l'eau et dans les vieilles caillasses antiques.
Deux semaines de vacances de riches en juillet, pr�c�dant deux semaines de vacances de pauvres en ao�t. Je suis � fond sur le dossier "cr�me solaire" et pour la premi�re fois de mon existence, j'ai fait une tentative d'usage de lait autobronzant sur ma blanche peau de b�b�. Le r�sultat sur ma demi-cuisse gauche n'est pas si mauvais, mais du coup, j'avais l'air un peu con � la piscine avec une grande t�che marron sur mon teint de bidet. Je ferais le reste ce soir (donc normalement �a devrait foirer et demain je suis toute orange).
Comme je ne connais pas du tout la Gr�ce, j'ai commenc� � plancher sur les guides, qui vous explique qu'il ne faut pas y aller en juillet car il y a trop de monde. Ben voyons, c'est pour le plaisir que je vais visiter des ruines de temples en plein cagnard !
Ces deux semaines m'�loigneront un temps du Stalag 17 o� l'ambiance ne cesse de monter. Je pense qu'� la rentr�e je serais directement envoy�e en camp de r��ducation par notre v�n�r� chef Anthelmus Stalinovitch Polpot.Sauf que le r�gime des Khmers rouges envoyait les intellectuels en camp de r��ducation par le travail pour les emp�cher de penser (et leur permettre de go�ter aux joies du Typhus). Alors qu'au Stalag 17, ce sont les tentatives de productivit� qui sont punies par une r��ducation par la glande forc�e. On t'oblige � rester inactif derri�re ton bureau afin de cesser de dilapider le pr�cieux argent de notre petite structure d'envergure nationale �. Organiser un colloque ? Mais vous n'y pensez pas, �a co�te des sous. Alors qu'en restant tous immobiles et dans le noir � notre poste, nous ne co�tons � notre Caporal bien-aim� que notre faramineux salaire et l'usure de notre si�ge. Pas de frais d'�lectricit�, pas d'amortissement de l'informatique, pas de relations presse (mais pas d'articles non plus). Ne doutons pas que dans quelques mois, notre aimable dirigeant nous reprochera violemment notre immobilisme et notre manque de r�sultat.
En attendant, � moi la Gr�ce (j'aime pas l'Ouzo, mais la feta, c'est bien bon). Mes tongs, mon maillot et mon homme (derni�rement surnomm� le Fonz � cause le son exc�s de gomina et de ses 5 tee-shirts du m�me mod�le), et me voil� dans l'avion. Avec la chiasse, car j'ai tr�s peur de l'avion. Heureusement, les compagnies pensent de plus en plus aux malades dans mon genre, et me pr�viennent � l'avance du type d'appareil qui va me transporter. Ca �vite une crise de larmes sur le tarmac du genre "NONNNNNNNNNN, j'y monterais pas dans ce DC 10 tout pourri". Mais ne doutons pas que d'ici le jour fatidique o� je m'envolerai, j'aurai l'occasion de vous en reparler (de ma chiasse a�ronautique et de mes vacances).