Mon avis surtout

Pour lutter contre l'ennui au bureau, c'était le Blog ou les parties de Démineur. Alors j'ai choisi le Blog... Mon avis surtout est un rendez-vous régulier avec mes pensées plus ou moins profondes sur l'état du monde et la coiffure.
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vendredi, décembre 13, 2002

Sachez vous entourer de bras cassés
Simple, pas cher et confortable

Manager, manageuse, chef d’entreprise, un recrutement maîtrisé est l’une des clés du succès de l’entreprise merdique. En effet, on ne merdifie pas seul. Un bon marasme doit se préparer et un vrai projet collectif qui doit impliquer l’ensemble d’une équipe de glands. Et pour cela, il faut savoir mal s’entourer. Une fois de plus, Naufrage Consulting s’est va vous prodiguer de forts bons conseils.

L’objectif du manager merdique est de se choisir des collaborateurs serviles (donc qui accepte son système merdique) et plus bête que lui (donc qui s’émerveille de sa toute-puissance merdificatrice). Un principe de base : toujours choisir plus nul et plus pleutre que soi (éliminer risques de putsch).

Nos conseils indispensables pour choisir ses cadres (mauvais) :

- payer très cher un cabinet conseil (international) en recrutement et choisir le candidat qu’ils déconseillent formellement. Une fois qu’il est en poste, lui mettre dans la gueule à la première occasion (qui devrait se présenter s’il est nul à ce point).

- choisir des candidats qui n’ont ni le profil ni le potentiel en prétextant qu’on leur donne leur chance (en plus vous passerez pour l’Abbé Pierre). Leur reprocher constamment leur incompétence pour les rabaisser (« je vous ai pourtant donné votre chance, moi qui suis bien bon »).Cerise sur le gâteau, vous pouvez les sous-payer (c’est vrai, ils n’ont même pas le profil).

Ne pas négliger de :
- choisir des couilles molles que vous pourrez effrayer. S’il est apeuré à l’entretien d’embauche, c’est bon signe. S’il fait pipi sur la moquette, faites le signer sur le champ.
- choisir des collaborateurs qui n’ont connu que des entreprises merdiques. On ne remet en cause que ce qu’on est en mesure d’apprécier. Privilégier Sécu, SNCF, Établissements Chouppard, Mairie de Sainte-Gudule-les Pendules, Noos...
- aller au moins disant. Le recrutement, c’est comme les achats. Un appel d’offre (annonce de recrutement) et on choisit le moins cher. Il est peut être nul, mais il est pas cher.

Recrutement des sous fifres (très important pour merdifier en profondeur) :

- diffuser un profil de poste et lui faire faire autre chose. Deux options : soit il est nul et vous le virez (ou le placardisez si vous êtes un patron de gauche), soit il trouve ça insupportable et il se casse. Dans les deux cas, déplorer publiquement la crise du personnel.
- exiger de haute compétence à l’embauche et ne pas donner de boulot. Dépression nerveuse et mauvaise ambiance entretiennent une bonne merdification.
- encourager la promotion interne pour les postes à pourvoir mais n’accorder aux personnes concernées ni formation, ni augmentation, ni modification de leur statut. Vous verrez qu’ils trouveront encore le moyen de se plaindre les ingrats ! (bien pour merdification sociale avec les syndicats).


Au final, vous ne serez pas en mesure de produire quoi que ce soit, mais tel n’est pas l’objectif de l’entreprise merdique, je le rappelle. Le management de ces tanches sera l’objet d’autres prodigieux conseils de Naufrage Consulting.

Avec Naufrage Consulting, just merdifie it.

Votre avis sur mon avis :
monavissurtout@netcourrier.com

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jeudi, décembre 12, 2002

It’s a beautiful day

J’ai toutes les raisons pour déprimer (si,si) mais pourtant c’est la joie absolue. Cause : mon petit pantalon gris foncé de marque japonaise, pendant les soldes d’hiver 2000 chez Zadig et Voltaire, en l’essayant par-dessous ma jupe au milieu du magasin (les soldes d’hiver sont toujours synonymes de régression dans son amour propre).
Depuis bientôt 3 ans, pas possible de le mettre. Très loin de le fermer son fut la fille (surtout en janvier-février vu que c’est un pantalon d’hiver). Pourtant, c’est un 38, mais minuscule (salauds de Japs !)

Et bien, pendant que je vous en parle, ce pantalon est sis sur ma personne ou plutôt, ma personne (et mon cul surtout) est dedans. Même pas serrée (si un petit peu mais aucun risque de péter les coutumes comme ma jupe grise à fleurs brodées).

M. PaCa et sa soudaine vantardise au sujet de son fructueux plan antibouboule n° 8743 m’obligent moi aussi à m’exclamer : comme je suis mince ! Va pas durer. Noel arrive.

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Additif à l’autovictimisation sans peine
(ajouté à la contribution originale)

Se clochardiser :
- adopter le look « cheveux gras » (« la pauvre, elle se néglige, elle a pas le temps »)
- porter un sweat rouge délavé sous un gilet qui bouloche (le choisir anthracite, on voit mieux les bouloches). « Elle ne gagne pas sa vie ici ».
- s’il le faut, sentir le vin le matin (renverser Villageoise sur sweat rouge)

Pour les fumeurs, s’exiler 6 à 8 fois par jour sur le trottoir, été comme hiver, pour se livrer à son penchant toxique tout en inspirant la pitié (solitude, exil, rejet).

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mercredi, décembre 11, 2002

Peculiar
a little

Ceci est un souhait : arrêtez de m’envoyer sur des sites en anglais. Mon lamentable niveau ne me permet pas de comprendre quoi que ce soit pourvu que ça sorte d’un vocabulaire académique niveau 5èmeB. Et depuis 6 ans que je stagne au Bôcravail, j’ai juste appris le sens de « forward » et « upload » (parce que je suis entourée de chèvres en informatique).

Alors que ce soit clair, qu’il s’agisse d’actualité politique, d’histoires drôles ou des (certainement) passionnants articles anglo-saxons sur la culture blog, lâchez moi. J’arrive tout juste à comprendre les paroles des chansons de Shania Twain et à indiquer la direction de l’Opéra à des Japonais.

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Me revoilou
(poils aux couilles)

Ces derniers jours je me préparais à la magie de Noel (voir précédemment), mais me revoici, fidèle au poste et avec mes nouveaux cheveux (non, c’est juste la coupe qui a changée, pas les cheveux). Je ne dirais pas que c’est mieux, mais c’est pas pire.

Sinon, sinon... ben pas grand chose. Toujours bôcravailLand, pas de pont d’or vers un emploi mirifique et bien rémunéré. Mais là, même le Père Noel n’y peut rien.

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