Mon avis surtout

Pour lutter contre l'ennui au bureau, c'�tait le Blog ou les parties de D�mineur. Alors j'ai choisi le Blog... Mon avis surtout est un rendez-vous r�gulier avec mes pens�es plus ou moins profondes sur l'�tat du monde et la coiffure.
monavissurtout@gmail.com

mercredi, juillet 05, 2006

La tactique du Raymond

Nous saluons ici l'accession en finale de la Coupe du Monde de la brillante �quipe de France (les sosies des ch�vres qui ont jou� le premier tour). Mais surtout l'audace d'un coach inventif. Car notre Raymond Domenech � nous, il n'y est pas all� avec le dos de la main morte niveau audace. Il nous a d�ball� une tactique de d�stabilisation de l'adversaire des plus subtiles. Alors que lors des pr�c�dents matchs il faisait syst�matiquement rentrer Govou � la 75�me PUIS Wiltord � la 80�me, cette fois, Raymond le Guedin a fait rentrer Wiltord � la 68�me PUIS Govou � la 72�me. Trop fort ! Compl�tement d�stabilis�s qu'ils ont �t� les Portugais, boulevers�s dans leurs certitudes sur la strat�gie des Bleus, ils ont cherch� leur m�re pendant 22 minutes... Audace, quand tu nous tiens...

Saluons �galement l'entr�e fracassante de Louis Saha dans la Grande histoire de la Coupe du Monde. En effet, un mec qui joue 2 fois 3 minutes en fin de rencontre et qui est suspendu pour s'�tre pris 2 fois un carton, c'est une premi�re. Ce qui remet sur l'ouvrage la fine tactique de changement du coach pour la finale : faute de Saha � la 85�me, si �a se trouve, il peut nous p�ter un c�ble et nous faire rentrer Givet... ou Landreau...

A noter pour la finale : plus faire de passe pourrie � la 94�me quand on m�ne 1-0, ne serait-ce que pour ne pas remplir les urgences en pleine canicule.

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lundi, juillet 03, 2006

Juliette, Julia et Barbara

Il y a quelques jours, alors que je visitais un appartement merdique en vue d'une possible acquisition, l'agent immobilier m'a fait le coup de Juliette. J'explique le coup de Juliette, d�sormais un classique. Cela consiste pour un parfait inconnu � plus ou moins me d�visager puis � encha�ner grosso-modo les phrases suivantes :
��Je ne sais pas si on vous l'a d�j� dit...��
��...vous ressemblez � une actrice...��
��... � Juliette Binoche��.
Dans ce studio d�labr� mais on�reux, je suis rest�e silencieuse et emmerd�e devant cet �ni�me coup de Juliette, sournoisement port�, alors que je fouinais dans la crasseuse cuisine.

On va se parler en vrai : c'est pas que je lui ressemble franchement � Juliette. Surtout que je suis BEAUCOUP plus jeune. Admettons : je ne suis pas bien grande, plus ou moins brunette et avec le m�me genre de sourire. Enfin on va dire �a, mais c'est pas super frappant non plus. Et pourtant, il se trouve occasionnellement quelqu'un pour me dire le contraire, sans aucun soup�on de drague lourde.

Mon premier coup de Juliette s'est d�roul� dans un magasin de chaussures pendant les soldes il y a 5 ou 6 ans. La vendeuse me d�visageait et quand elle m'a avou� pourquoi, j'ai mis �a sur le compte du b�ret que j'avais sur la t�te. Binoche en portait un dans un film, voil� c'est tout. M�me pas pens� � lui demander une r�duc sur les bottes...

Et puis plus rien pendant longtemps. Et de la Juliette en rafale ces derniers mois. Surtout chez les commer�ants et restaurateurs, comme chez ce charmant asiatique qui � l'issue des 2 phrases f�tiches ne mettait pas de nom sur l'actrice de sa pens�e. Ma m�re, toujours en finesse, surtout apr�s 4 bi�res (parce que la fondue chinoise �a donne soif), s'exclama : ��oui, � Julia Roberts�! � Alors Juliette, je veux bien sans trop d'�clairage, pas Julia point du tout. D'autant qu'� moi enti�re, je suis une demi-Julia en hauteur, tout en �tant plus d�velopp�e par endroits. M�me le restaurateur from Sa�gon ne le sentait pas ainsi d'ailleurs. Mais bon, c'est ma m�re et elle �tait en forme ce week-end l�, puisque le lendemain, elle chanta mes louanges � Rapha�l Mezrahi (pour ceux qui ont suivi les �pisodes pr�c�dents).

Avec mon �panchement sur le coup de Juliette, je sens que vous vous demandez o� est le probl�me vu que la comparaison n'est pas vraiment diffamatoire. C'est pas un boudin tout de m�me, la Juju. Mais voil�, admettez que c'est juste tr�s g�nant qu'un inconnu vous d�visage et se trouve subtil de vous d�baller sa fine analyse de votre faci�s. Et d'abord, qu'est-ce que vous voulez r�pondre � �a ?
- pas ��merci��, rien ne dit que c'est un compliment et d'ailleurs ce n'est pas formul� de la sorte. Ils sont juste super contents de l'avoir trouv�e, la ressemblance in�dite...
- pas : ��oui, on me le dit souvent��, trop ��je me la p�te��
- pas : ��� elle aussi, on lui dit tout le temps��, encore pire
- pas non plus ��non pas du tout et touche � ton cul�� vu que je suis plut�t sympa dans le fond, comme fille...

J'en ai une super de r�ponse en fait mais je n'ose pas la sortir pour ne pas prolonger la conversation sur le sujet, mon souhait imm�diat �tant de clore (et de soit de commander une boule coco, soit de m'interroger sur les dimensions du s�jour, selon les circonstances). Un jour, un individu �voluant dans le milieu cin�matographique m'a sorti les 2 premi�res phrases rituelles et, anticipant le coup de Juliette, je le coupe et lui dit ��oui, je sais, Binoche...��. Et lui me r�pond : ��Non, je la connais Juliette, tu ne lui ressembles pas. Tu ressembles � Barbara Schultz...��.

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Pas si pire

Ben finalement, elle �tait pas si pire cette semaine, pas pire qu�une autre voir mieux, d�s que j�ai cess� d�avoir mal absolument partout juste parce que j�avais ramen� un caddie charg� � bloc du supermarket. Ca m�apprendra � �tre accro au Pepsi Max Cappuccino (un truc de folie qui me fait l�effet de la coca�ne). En gros, la semaine pass�e, �a a �t� :
- un joli temps d��t� assez suspect, mais comptons sur le 14 juillet qui approche pour revenir � la traditionnelle glaciation
- le d�but des soldes d��t� et son cort�ge d�achats trendy mais sans sombrer dans l�irrationalit� et la ruine
- une rentr�e d�argent qui me permet de m�offrir des vacances on�reuses dont l�objet principal est de poser sa couenne au bord d�une piscine satur�e de musique � 2 balles apr�s avoir descendu un buffet pantagru�lique � l�issue des jeux ap�ro. Mais juste avant le tapage dans la babale et le plouf dans l�Adriatique.
- une s�rie de victoires �clatantes de l�Equipe de France, gr�ce au sosie qui sait jouer au ballon de Zinedine Zidane que Domenech a align�. En revanche, c�est toujours Domenech et pas un sosie qui, irr�m�diablement et quoi qu�il arrive, fait rentrer Govou � la 75�me et Wiltord � la 80�me sans jamais aucun r�sultat.

Cela dit, on ne va pas se mettre trop en joie non plus, les jours qui passent restent les m�mes, sans l'ombre d'une perspective d'un possible �ventuel.

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