Cro�te de poulain et abstinence
attention, post vulgaire d�une fille exc�d�e
Mon penchant pour les sacs � main � 12 euros est connu de tous. Je me fournis au mieux chez Esprit, H et M, Majirev, (�a va d�clinant) Pecca Accessoires, Monop et au pire dans des march�s du fin fond du terroir. Du plastoc, du synth�tique, de la paillette cousue� du faux chic pas pratique ou du cheap voyant, c�est mon truc. Jamais un accessoire d�une marque de renom ne s�est trouv� accroch� � mon bras, j�en fais presque une fiert�. Et pourtant, j�aime les sacs � main, j�en ai plein mon armoire, je profite m�me qu�il n�y ait actuellement personne pour m�en faire le reproche, pour les entasser.
Par ailleurs, et sans rapport dans un premier temps (�a va venir), on peut commencer � dire que je suis d�sint�ress�e comme fille, pas v�nale pour deux sous. Le genre qui appr�cie que l�on offre le premier verre, mais qui s�empresse d�offrir le second (bien que je ne boive que tr�s peu). Pas la fille qui cherche le clinquant, non, l�ostentation me d�becte et je n�aime jamais autant les riches que quand ils ne le font pas savoir. Par ailleurs, je ne pense pas avoir jamais profit� des largesses de personnes sans retour, ni m��tre contrainte � quelque chose de d�plaisant ou d�gradant en vu d�en tirer un b�n�fice mat�riel.
Alors, comment expliquer les derniers �v�nements de ma vie� heu, pas sentimentale, c�est pas le mot� pas sexuelle, j�ai arr�t� pas intime, tout le net est au courant� heu, de ma vie.
Les deux derniers messieurs (car � mon �ge, on commence � dire � messieurs �, et plus � gar�ons �, vu que des gar�ons, ces messieurs l�, ils en ont) qui m�ont sollicit�e en vue d�une soir�e conviviale (et plus si affinit�s) ont un improbable point commun : le sac � main. Le premier, surtout branch� par le � plus si affinit�s �, est � directeur de quelque chose � chez un fameux maroquinier fran�ais qui fait du sac maronnasse � logos que s�arrachent les Japonaises. Le second, un gars avec qui je bosse et qui verrait bien mes fesses hors les murs de mon bureau, a voulu m��tre agr�able, en m�invitant � une vente priv�e chez son principal client, l�autre grand maroquinier fran�ais, qui les �coule � pas bon march� ses besaces en cro�te de b�b� phoque.
Bref, me voil� cern�e par le sac � main de marque, dans un climat de drague quasi intense, vu le vide immense que fut septembre dans ce domaine. Pourtant, je ne pi�tinerai pas mes principes (enfin pas ceux l�) : je ne coucherai pas pour un sac � main, et m�me pas pour un porte-monnaie, alors qu�il m�en faudrait un neuf. Donc � l�affirmation � je n�ai rien � t�offrir �, je ne r�pondrai pas � m�me pas un sac ? � comme sugg�r� par cette vilaine personne (je n�ai d�ailleurs rien r�pondu). Et j�aurai piscine le jour de la vente qui me permettrait d�avoir le m�me que Liz Hurley (qui ne suce notoirement pas, �a lui sert � quoi d�avoir un beau sac, c�est pas comme �a qu�elle va emp�cher son mec d�aller aux putes�).
Donc, je resterai une c�libataire digne et pourvue d�un sac poucrave. Une abstinente rosi�re � cabas moche. Ma nouvelle devise : � pas d�amour sans amour, et pas de sac non plus �.