Un bond technologique � rebours
Aujourd�hui, dans mon entreprise, quelqu�un est venu se plaindre des nouveaux documents de correspondance, sp�cialement imprim�s pour faire plus design, plus � vraie entreprise qui se la p�te �. Le probl�me : c�est qu�on ne peut pas �crire dessus au stylo-plume. Ca bave.
Par cons�quent, je suis (en plein pr�avis, � 15 jours de mon d�part, pr�cisions-le) � deux doigts de r�diger une note � tous sur l�incompatibilit� regrettable entre l�adoption d�une charte commerciale digne de ce nom et le si distingu� usage de la plume d�oie. En gros, pour se la p�ter � l�export, il va falloir renoncer � l�encre de Chine. C�est bien dommage.
C�est � cause de ces progr�s de la technologie de l�on perd les fleurons de notre culture, les bases de notre civilisation. La tradition part en couilles, nos bons vieux outils sont menac�s, comme dirait Jean-Pierre Pernault. De m�me, on ne peut plus graver sur des plaques de cire au stylet et transmettre par coursier � cheval. Et, pour d�obscures raisons commerciales, on ne produit plus de vrai parchemin, ni de couverture en peau de ch�vre, ni de reliure en crin de baudet du Poitou, pourtant si r�put�e sous Louis XI. Fini les enluminures, fini les cachets � la cire. Le num�rique a eu raison de la presse Gutemberg, et c�est bien regrettable.

Par contre, j'ai bien envie de recommander � mes coll�gues l�usage de l�objet ci-dessus, � l�instar d�un jeune cadre dynamique de ma connaissance. Au moins, on entend bien, c�est ergonomique au possible et �a fait pas mal aux oreilles.