La quiche � l�eau de rose de la semaine
Episode 1
Apr�s un vibrant hommage rendu aux divas vagissantes de la guimauve hexagonale dans � la v�rit� sort de la bouche des chanteuses qui crient � - les C�line, Lara, Natacha, Patricia, Jennifer et cons�urs, j�ai d�cid� de vous servir de mani�re hebdomadaire une bonne part de quiche, oui mais � l�eau de rose. Un bon gros truc coulant de miel, lourd et indigeste, qui colle au doigt. Mais qui te colle la larme � l��il dans les grands moments de vide de ton existence, un dimanche apr�s-midi d�hiver devant Michel Drucker o� tu r�alises que tu n�as pas adress� la parole � un �tre humain depuis plus de 24 heures ou une soir�e d��t� o� des tas de gens beaux, jeunes et riches se l�chent la langue � des terrasses de restaurants rien que pour te faire chier puisque toi tu rentres chez toi seul et � pied suite � une panne de m�tro.
Pardon d�avance pour ce pourrissage de cerveau, mais vous constaterez comme moi que les meilleurs moments de la crillarderie potagesque francophone, ces soupes rampantes d�vers�es non stop sur Ch�ri FM, m�ritent plus d�attention de notre part. Car, masqu�s par les prouesses vocales des volailles choucrout�es en robe du soir, les textes de ces purs tr�sors se caract�risent souvent par un lyrisme in�gal�, sauf peut �tre dans les dialogues de � Sous le soleil �.
Pour commencer, tapons dans une grande parmi les grandes (et grosse parmi les grosses) productrice de quiche � l�eau de rose, une exploseuse de d�cibels comme on en produit que chez nos amis Francophones. Et d�dica�ons cette grande page de la danse de slow fa�on collage sur un tue-mouches � St�phane et Bertrand, les deux godiches bordelaises, avec une question in�vitable : les gars, c�est lequel des deux qui sera en robe ?
La diff�rence
La diff�rence
Celle qui d�range
Une pr�f�rence, un �tat d'�me
Une circonstance
Un corps � corps en d�saccord
Avec les gens trop bien pensants,
Les m�urs d'abord
Leur peau ne s'�tonnera jamais des diff�rences
Elles se ressemblent
Se touchent
Comme ces deux hommes qui dansent
Sans jamais parler sans jamais crier
Ils s'aiment en silence
Sans jamais mentir, ni se retourner
Ils se font confiance
Si vous saviez
Comme ils se foutent de nos injures
Ils pr�f�rent l'amour, surtout le vrai
� nos murmures
Ils parlent souvent des autres gens
Qui s'aiment si fort
Qui s'aiment comme on dit "normalement"
De cet enfant tellement absent
De ce mal du sang qui court
Et tue si librement
Leurs yeux ne s'�loigneront jamais par n�gligence
Ils se reconnaissent, s'apprivoisent
Comme ces deux femmes qui dansent
Sans jamais parler sans jamais crier
Elles s'aiment en silence
Sans jamais mentir, ni se retourner
Elles se font confiance
Si vous saviez
Comme elles se foutent de nos injures
Elles pr�f�rent l'amour, surtout le vrai
� nos murmures
De Verlaine � Rimbaud quand on y pense
On tol�re l'exceptionnelle diff�rence
Sans jamais parler sans jamais crier
Ils s'aiment en silence
Sans jamais mentir, ni se retourner
Ils se font confiance
Si vous saviez
Comme ils se foutent de nos injures
Ils pr�f�rent l'amour, surtout le vrai
� nos murmures