A propos de Juliette...
Pour les plus lents d'entre vous : je ne ressemble pas à Juliette Binoche. A mon grand étonnement, il existe une minorité récurrente qui trouve que si, mais, je le rappelle, il y a toujours des gens qui trouvent qe Chirac est un bon Président, alors... Et en pourcentage, je crois que ceux qui trouvent que je ressemble à Binoche sont encore moins nombreux, c'est dire...
lundi 10 juillet 2006
Zidane y va frapper…
Tous ces bien-pensants qui cassent du Zizou ce matin, me gavent. Moi, Zidane, il m’énerve quand il joue comme une savate tout en continuant à nous polluer dans des pubs pour téléphone mobile. Mais tant qu’il joue au foot comme un Dieu, il peut en distribuer des mandales, ce qu’il fait chroniquement, ça ne me dérange pas. Je dirai même que ça ajoute à son sex-appeal naturel déjà bien développé. Non que la violence m’affole, ça me révulse même (quoi que quand j’y pense, je me dis que j’ai surtout fréquenté des gars qui ont le bourre-pif facile). Mais ce côté béni-oui-oui qu’il se traîne dans les médias, à pas être foutu de dire du mal et à sourire bêtement en bredouillant, juste pour faire le gentil-garçon-gendre-idéal-modèle-d’intégration, c’est insupportable à la longue. Tout ça pour vendre de la Volvic. En vrai, il est sanguin le gars Zidane et c’est comme ça qu’on l’aime. De temps en temps, il s’essuie les pieds sur un Saoudien ou il redresse le plexus d’un Italien, la belle affaire ! Il reste le meilleur footballeur qui ait porté le maillot bleu, un type bien aussi et accessoirement un gars qui a rendu la calvitie super sexy (et c'était pas gagné).
Et au fait, j’ai trouvé une raison de me réjouir de la défaite : le plateau d’après match sur TF1. Jean-Pierre Pernaut qui interview Lorie, c’était la chiraquie qui se regardant de nombril. Si les Bleus avaient gagné, ceux là se seraient encore crus obligés de se réjouir du triomphe d’une France que, dans le fond, ils ne peuvent pas sacquer. Ce matin, pour tous ceux qui n'ont pas pu récupérer la victoire à leur profit, le foot redevient un sport de beaufs et de prolos.
Publié par MD à lundi, juillet 10, 2006 |
mercredi 5 juillet 2006
La tactique du Raymond
Nous saluons ici l'accession en finale de la Coupe du Monde de la brillante équipe de France (les sosies des chèvres qui ont joué le premier tour). Mais surtout l'audace d'un coach inventif. Car notre Raymond Domenech à nous, il n'y est pas allé avec le dos de la main morte niveau audace. Il nous a déballé une tactique de déstabilisation de l'adversaire des plus subtiles. Alors que lors des précédents matchs il faisait systématiquement rentrer Govou à la 75ème PUIS Wiltord à la 80ème, cette fois, Raymond le Guedin a fait rentrer Wiltord à la 68ème PUIS Govou à la 72ème. Trop fort ! Complètement déstabilisés qu'ils ont été les Portugais, bouleversés dans leurs certitudes sur la stratégie des Bleus, ils ont cherché leur mère pendant 22 minutes... Audace, quand tu nous tiens...
Saluons également l'entrée fracassante de Louis Saha dans la Grande histoire de la Coupe du Monde. En effet, un mec qui joue 2 fois 3 minutes en fin de rencontre et qui est suspendu pour s'être pris 2 fois un carton, c'est une première. Ce qui remet sur l'ouvrage la fine tactique de changement du coach pour la finale : faute de Saha à la 85ème, si ça se trouve, il peut nous péter un câble et nous faire rentrer Givet... ou Landreau...
A noter pour la finale : plus faire de passe pourrie à la 94ème quand on mène 1-0, ne serait-ce que pour ne pas remplir les urgences en pleine canicule.
Publié par MD à mercredi, juillet 05, 2006 |
lundi 3 juillet 2006
Juliette, Julia et Barbara
Il y a quelques jours, alors que je visitais un appartement merdique en vue d'une possible acquisition, l'agent immobilier m'a fait le coup de Juliette. J'explique le coup de Juliette, désormais un classique. Cela consiste pour un parfait inconnu à plus ou moins me dévisager puis à enchaîner grosso-modo les phrases suivantes :
« Je ne sais pas si on vous l'a déjà dit... »
« ...vous ressemblez à une actrice... »
« ... à Juliette Binoche ».
Dans ce studio délabré mais onéreux, je suis restée silencieuse et emmerdée devant cet énième coup de Juliette, sournoisement porté, alors que je fouinais dans la crasseuse cuisine.
On va se parler en vrai : c'est pas que je lui ressemble franchement à Juliette. Surtout que je suis BEAUCOUP plus jeune. Admettons : je ne suis pas bien grande, plus ou moins brunette et avec le même genre de sourire. Enfin on va dire ça, mais c'est pas super frappant non plus. Et pourtant, il se trouve occasionnellement quelqu'un pour me dire le contraire, sans aucun soupçon de drague lourde.
Mon premier coup de Juliette s'est déroulé dans un magasin de chaussures pendant les soldes il y a 5 ou 6 ans. La vendeuse me dévisageait et quand elle m'a avoué pourquoi, j'ai mis ça sur le compte du béret que j'avais sur la tête. Binoche en portait un dans un film, voilà c'est tout. Même pas pensé à lui demander une réduc sur les bottes...
Et puis plus rien pendant longtemps. Et de la Juliette en rafale ces derniers mois. Surtout chez les commerçants et restaurateurs, comme chez ce charmant asiatique qui à l'issue des 2 phrases fétiches ne mettait pas de nom sur l'actrice de sa pensée. Ma mère, toujours en finesse, surtout après 4 bières (parce que la fondue chinoise ça donne soif), s'exclama : « oui, à Julia Roberts ! » Alors Juliette, je veux bien sans trop d'éclairage, pas Julia point du tout. D'autant qu'à moi entière, je suis une demi-Julia en hauteur, tout en étant plus développée par endroits. Même le restaurateur from Saïgon ne le sentait pas ainsi d'ailleurs. Mais bon, c'est ma mère et elle était en forme ce week-end là, puisque le lendemain, elle chanta mes louanges à Raphaël Mezrahi (pour ceux qui ont suivi les épisodes précédents).
Avec mon épanchement sur le coup de Juliette, je sens que vous vous demandez où est le problème vu que la comparaison n'est pas vraiment diffamatoire. C'est pas un boudin tout de même, la Juju. Mais voilà, admettez que c'est juste très gênant qu'un inconnu vous dévisage et se trouve subtil de vous déballer sa fine analyse de votre faciès. Et d'abord, qu'est-ce que vous voulez répondre à ça ?
- pas « merci », rien ne dit que c'est un compliment et d'ailleurs ce n'est pas formulé de la sorte. Ils sont juste super contents de l'avoir trouvée, la ressemblance inédite...
- pas : « oui, on me le dit souvent », trop « je me la pète »
- pas : « à elle aussi, on lui dit tout le temps », encore pire
- pas non plus « non pas du tout et touche à ton cul » vu que je suis plutôt sympa dans le fond, comme fille...
J'en ai une super de réponse en fait mais je n'ose pas la sortir pour ne pas prolonger la conversation sur le sujet, mon souhait immédiat étant de clore (et de soit de commander une boule coco, soit de m'interroger sur les dimensions du séjour, selon les circonstances). Un jour, un individu évoluant dans le milieu cinématographique m'a sorti les 2 premières phrases rituelles et, anticipant le coup de Juliette, je le coupe et lui dit « oui, je sais, Binoche... ». Et lui me répond : « Non, je la connais Juliette, tu ne lui ressembles pas. Tu ressembles à Barbara Schultz... ».
Publié par MD à lundi, juillet 03, 2006 |
Pas si pire
Ben finalement, elle était pas si pire cette semaine, pas pire qu’une autre voir mieux, dès que j’ai cessé d’avoir mal absolument partout juste parce que j’avais ramené un caddie chargé à bloc du supermarket. Ca m’apprendra à être accro au Pepsi Max Cappuccino (un truc de folie qui me fait l’effet de la cocaïne). En gros, la semaine passée, ça a été :
- un joli temps d’été assez suspect, mais comptons sur le 14 juillet qui approche pour revenir à la traditionnelle glaciation
- le début des soldes d’été et son cortège d’achats trendy mais sans sombrer dans l’irrationalité et la ruine
- une rentrée d’argent qui me permet de m’offrir des vacances onéreuses dont l’objet principal est de poser sa couenne au bord d’une piscine saturée de musique à 2 balles après avoir descendu un buffet pantagruélique à l’issue des jeux apéro. Mais juste avant le tapage dans la babale et le plouf dans l’Adriatique.
- une série de victoires éclatantes de l’Equipe de France, grâce au sosie qui sait jouer au ballon de Zinedine Zidane que Domenech a aligné. En revanche, c’est toujours Domenech et pas un sosie qui, irrémédiablement et quoi qu’il arrive, fait rentrer Govou à la 75ème et Wiltord à la 80ème sans jamais aucun résultat.
Cela dit, on ne va pas se mettre trop en joie non plus, les jours qui passent restent les mêmes, sans l'ombre d'une perspective d'un possible éventuel.
Publié par MD à lundi, juillet 03, 2006 |
mardi 27 juin 2006
L’ombre d’une grande semaine plane au dessus de moi
Je consulte mes chakras, mes vibrations intérieures et le méchant bobo que je me suis fait entre les omoplates et tous me promettent une grande semaine.
Si ça se trouve les Bleus vont gagner après avoir torché l’Espagne en jouant comme des Dieux. J’y crois, je sais enfin que tout est possible, surtout depuis que j’ai vu des fraises venant de Pologne à mon Franprix. Et un oranger sur le sol irlandais ?
Si ça se trouve notre Président va se représenter en 2007, il va gagner et nous rendre tous heureux en prenant comme Premier ministre Laurent Fabius qui fait campagne sur la chanson de Cali « C’est quand le bonheur ? ». Et même que les Bleus ils ziront en finale contre le Brésil au Stade de France et qu’ils vont gagner grâce à un but de Tigana (ou Juste Fontaine).
Si ça se trouve il va même faire beau en juillet à Paris et je vais arrêter de gamberger sur mes 33 ans qui frappent à la porte. Et si j’allais pas ouvrir ?
Publié par MD à mardi, juin 27, 2006 |
lundi 19 juin 2006
Ma reum à moi de Troyes
Déjà quand elle avait acheté un CD de Bob Marley, j'avais frémis.
Le jour où elle a affirmé connaître et bien aimer Brian Molko, j'ai pris peur. Mais je savais que c'était à cause de ces FM qui changent de format du jour au lendemain pour virer au « Pop-rock 15-35 » sans prévenir. Ils nous laissent des femmes mûres écouter du Nirvana, à l'instar de ma coiffeuse qui freudonnait "All apologies" lors de mon dernier brushing (vain). Depuis j'ai bridé l'autoradio sur Chérie FM, format Hélène Ségara et Phil Collins, ce qui est tout de même pénible quand je suis à bord du véhicule.
Ajoutons que je n'en menais pas large non plus le jour de ses 60 ans, quand elle a prononcé le mot blog sans sourciller.
Mais que ma mère soit fan de Brice de Nice, non, là c'est plus que je ne puis en supporter. Ce week-end, elle m'a passé le DVD qu'elle s'est acheté, et devant l'écran et moi prostrée, elle a chanté et presque exécuté la chorégraphie. Et il ne m'étonnerait pas qu'à son prochain appel elle me demande si ça farte...
Je m'attends donc à la retrouver prochainement devant le Hit Machine à se trémousser devant un clip des Pussycat Dolls. A moins qu'elle ne s'achète le dernier System of a Down
Publié par MD à lundi, juin 19, 2006 |