Chroniques de la vie de bureau
épisode 2
Dans une réunion tellement tellement chiante, j’ai eu envie de sortir pour aller fumer une cigarette. Le truc, c’est que je ne fume pas (sauf soirées arrosées). Mais là, c’était si pénible que j’aurais saisi n’importe quel prétexte pour fuir, quitte à me goudronner les poumons. La fumée, oui, le contrôle de gestion, non.
mardi 6 décembre 2005
lundi 5 décembre 2005
L’histoire du poisson et de la bicyclette
De venimeuses activistes des 70’s proclamaient haut et fort « qu’une femme sans homme, c’est comme un poisson sans bicyclette ». Je ne suis, a priori, pas la dernière à le penser. Même depuis que je n’en ai plus (d’homme). Enfin, plus dans mon lit, parce que dans ma vie, j’en croise encore un certain nombre.
Seulement, les faits sont là, et je m’en vais vous les conter.
1er cas de figure : une femme, pas grande et pas costaud, va faire des courses à Auchan dans une province aussi éloignée qu’inconnue. Chargée comme une mule, elle se demande comment elle va pouvoir ramener ses provisions. Quand intervient un individu de sexe masculin prénommé Toto et muni d’un engin automobile. Comme le Toto est une crème, le miracle s’opère et fille et cabas sont transportés à leur destination finale.
2ème cas de figure : la même femme, qui n’a pas fait de muscu entre temps, va faire ses courses à quelques pas de chez elle. Son caddie de mémé étant immobilisé, elle part cabas sous le bras. Et elle revient de son Biocoop favori, chargée comme pas permis, à se traîner ce sac atrocement lourd toute seule comme une grande. Tant et si bien qu’elle se pète le dos.
Moralité : une femme sans homme, c’est comme un poisson avec un lumbago (sans personne pour le massage du dos). A moins qu’il s’agisse d’une femme sans voiture (le débat est ouvert).
Publié par MD à lundi, décembre 05, 2005 |
lundi 28 novembre 2005
Halloween dans ma cuisine
Je ne sais pas ce que j’ai, en ce moment, je hache tout. La viande, les légumes, le poisson, le jambon. Des boulettes de bœuf ou de poulet pour faire griller ou plonger dans de la soupe taponaise, des galettes de cabillaud, des purées de légumes, de la purée au jambon, je ne bouffe plus que du pré-maché, comme si j’avais 14 mois. En plus, je mixe du tofu soyeux avec des trucs pour faire des desserts. Le mixer-blender Krupps (pas de commentaire sur ses origines) marche à fond, des heures entières. Si j’étais mes voisins, je penserais à l’élimination consciencieuse d’un cadavre. Mais comme mes voisins sont beaucoup plus barjots que moi, c’est probablement eux qui débitent des fémurs dans leur salle de bain.
Donc, mon cher lecteur, si tu viens chez moi, fais gaffe à pas laisser traîner tes abattis, je pourrais les réduire en bouillie.
Publié par MD à lundi, novembre 28, 2005 |
mercredi 23 novembre 2005
Second hand addict
Il y a des gens qui vont en cure de désintox, d'autres s'inscrivent aux alcooliques anonymes, certains se font interdire de casino. Une parade existe à tous les vices. Mais comment, grand Dieu, comment se faire interdire d'enchères de fringues sur E Bay ? Je veux, dire, avant l'interdit bancaire.
Publié par MD à mercredi, novembre 23, 2005 |
lundi 21 novembre 2005
De l’inutilité du mois de novembre
Novembre est un mois inutile. Il fait moche, les jours raccourcissent et y’a même pas Noël pour rattraper le coup. Cette année par exemple, on se gèle le cul alors qu’il y a trois semaines, on avait trop chaud pour la saison. Ridicule.
Moi, le froid, ça me donne envie de dormir et de bouffer tout le temps. Je fais mon gras. Et je fais des soupes, japonaises de préférence, avec du miso et des tas de trucs qui trempouillent dedans. Cela dit, j’épaissis gentiment mais je ne déprime pas. Ca relève du miracle. Je fais même des trucs dingues, genre aller à des concerts trop branchés dont parlent Chryde et Garrincha sur Parisist. C’est plutôt pas mal en plus, comme quoi faudrait que je m’intéresse plus souvent. Et puis je range mes fringues, ce qui constitue un investissement de taille : environ 40 nouveaux cintres. Et je vire mes crèmes et cosmétiques daubés au paraben et autres trucs chimiques qui puent la mort. "Reach" first.
Bref, je suis de plus en plus libre d’être moi-même, c'est-à-dire de faire du n’importe quoi qui me va. C’est bien bien cool, mais je sens que je me coupe de plus en plus du monde des vivants, la majorité pas pensante du tout qui bouffe des cordons bleus du père Dodu devant Julie Lescaut.
Publié par MD à lundi, novembre 21, 2005 |
jeudi 17 novembre 2005
Trop la win
Quoi ? Je suis là, mais je suis occupée… Enfin, j’étais pas là, mais je suis revenue. Enfin, j’étais là pour suivre l’intervention télévisée du Président Pompidou destinée à rassurée la vraie France toute chamboulée par la chienlit ambiante. Mais après je suis partie à Genève, ou bien. Putain, il fait froid et ils n’ont même pas l’Euro ces gens là. Inadmissible. Ce qui est incroyable, c’est que j’y étais pour mon travail, car en ce moment j’ai du travail, c’est dire si la période est florissante, et même totale bonarde pour un mois de novembre. Habituellement, novembre, c’est le mois de la méga lose. Mais là non.
J’ai même obtenue une incroyable augmentation, presque au mérite. Presque, parce que quand même, elle rattrape à peine l’inflation depuis 2 ans. Cela dit, j’apprécie le geste et j’ai l’œil humide quand je pense aux sacrifices incroyables auxquels doit consentir mon patron, si ça se trouve, ne pas se racheter un nouveau téléphone qui fait agenda/GPS/radio/télé/micro-ondes portable avant Noël.
Publié par MD à jeudi, novembre 17, 2005 |
jeudi 10 novembre 2005
Chroniques de la vie de bureau : épisode 1
Mobilisée sur ton travail, tu n’as pas pris le temps d’aller faire ton pipi. Mais ta vessie se rappelle à toi et , dans l’urgence, tu prends la direction des toilettes. Juste devant la porte, tu tombes sur Jean-Christophe Gropois qui en sort. Ca tombe bien, il avait besoin de te parler d’un truc, parce qu’il a un problème avec la base de données, tout ça, et il faut que tu lui expliques, tout ça… Maintenant. Devant les chiottes. Il insiste. « Oui mais toi, dans ton projet, tu as prévu une évolution des process ? » En réponse, tu résumes, tu éludes un peu, car tu n’as qu’une idée : t’en sortir vite pour pisser. Parce que Jean-Cri-Cri, lui, il en sort des toilettes, il l’a faite sa petite commission. Et il n’a pas l’air de comprendre que ta priorité sur l’instant est de vider ta vessie, la base de donnée peut sans doute attendre 5 minutes. Non ?
Et après on dira que je ne suis pas aimable avec mes collègues...
Publié par MD à jeudi, novembre 10, 2005 |